Florence (Italie), le 9 janvier 2016. Les services de police évacuent le corps d'Ashley Olsen, découverte morte dans son appartement.
Florence (Italie), le 9 janvier 2016. Les services de police évacuent le corps d'Ashley Olsen, découverte morte dans son appartement. - CLAUDIO GIOVANNINI / AFP

Elle avait été retrouvée morte, entièrement nue, dans son appartement. Mais ce n’est pas un jeu sexuel ayant mal tourné qui a conduit à la mort d’Ashley Olsen, 35 ans, découverte étranglée dans le centre historique de Florence (Italie).

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Un homme soupçonné du meurtre a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé la justice italienne. Il s’agit d’un jeune Sénégalais, né en 1988 et arrivé depuis plusieurs mois à Florence pour rejoindre son frère, a déclaré jeudi le procureur de la capitale toscane, Giuseppe Creazzo.

Le suspect a « admis en substance »

Au cours de l’interrogatoire qui a duré toute la nuit, le suspect a « admis en substance » la version des enquêteurs, a ajouté Giuseppe Creazzo, sans vouloir en dire davantage en raison de l’enquête en cours et du travail de la magistrature.

Contrairement à ce que les médias avaient affirmé, le jeune homme est inconnu des services de police et n’est pas un revendeur de drogue. Il gagnait sa vie en effectuant de petits travaux, même s’il était en situation irrégulière et sans papiers, selon le procureur.

Vidéo surveillance et carte SIM

« Nous avons recueilli de graves éléments de culpabilité contre le jeune homme : des témoins l’ont vu quitter la discothèque Montecarla avec Ashley, des vidéos de surveillance l’ont filmé alors qu’il entrait avec la fille dans son appartement, et en plus il a inséré sa propre carte SIM dans le téléphone d’Ashley », a énuméré le procureur.

« La preuve décisive est arrivée hier avec les résultats des analyses des résidus biologiques », soit les traces d’ADN retrouvées sur place, sur un préservatif et un mégot de cigarette, a-t-il encore précisé.

Un rapport sexuel consenti

Les résultats de l’autopsie préliminaire montrent que Ashley Olsen, qui travaillait comme organisatrice de soirées et de rencontres culturelles, a eu un « rapport sexuel consenti » peu avant sa mort, avaient affirmé les médias ces derniers jours, ce qu’a confirmé jeudi le procureur.

Ce dernier a cependant exclu un jeu érotique ayant mal fini, assurant que le rapport sexuel avait été consommé avant le décès de la jeune Américaine. Le procureur a également confirmé que l’Américaine avait été étranglée, mais il a souligné que l’autopsie avait en outre révélé deux blessures sur le crâne de la jeune femme.

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