Istanbul (Turquie), le 13 janvier 2016. Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, vient se recueillir sur les lieux de l'attentat qui a tué dix touristes allemands.
Istanbul (Turquie), le 13 janvier 2016. Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, vient se recueillir sur les lieux de l'attentat qui a tué dix touristes allemands. - BULENT KILIC / AFP

La riposte n’a pas tardé. Deux jours après l’attentat d’Istanbul qui a causé la mort de dix touristes allemands, les autorités turques ont annoncé avoir bombardé « 500 positions » de Daesh en Irak et en Syrie.

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« Après le lâche attentat d’Istanbul, nos forces armées ont visé ces 48 dernières heures par des tirs de chars et d’artillerie près de 500 positions de Daesh », a déclaré Ahmet Davutoglu, le Premier ministre lors d’un discours devant les ambassadeurs turcs réunis à Ankara.

« Toute attaque qui vise la Turquie sera punie »

Quelque 200 djihadistes ont été tués lors de ces bombardements, a-t-il affirmé. Il n’était pas possible de vérifier ce bilan de source indépendante. « Nous avons frappé avec tous nos moyens Daesh, ses positions, ses caches, aussi bien à Bachiqa (Irak) que le long de la frontière avec la Syrie », a détaillé Ahmet Davutoglu. « Toute attaque qui vise les invités de la Turquie sera punie », a-t-il insisté.

L’armée turque avait annoncé la semaine dernière avoir repoussé une deuxième attaque en l’espace d’un mois des terroristes contre la base de Bachiqa située dans le nord de l’Irak, où des soldats turcs entraînent la milice irakienne. Le gouvernement de Bagdad avait nié toute attaque contre la base turque.

Le chef du gouvernement turc a également souligné que la Turquie était résolue à déloger Daesh de sa longue frontière de 900 km avec la Syrie. « Nous lutterons d’une manière déterminée contre l’organisation terroriste Daesh jusqu’à ce qu’elle quitte définitivement la frontière turque », a-t-il insisté.

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