Cologne: Les suspects des agressions pour la quasi-totalité d'origine étrangère

VIOLENCES Les autorités allemandes ont déclaré que les suspects, dont des réfugiés, sont presque tous d'origine étrangère...

A.-L.B. avec AFP

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Une voiture de police devant la gare de Cologne, l'un de slieux où des agressions ont eu lieu la nuit du Nouvel an

Une voiture de police devant la gare de Cologne, l'un de slieux où des agressions ont eu lieu la nuit du Nouvel an — Oliver Berg/AP/SIPA

L’affaire des centaines d’agressions à Cologne durant la nuit du Nouvel An n’en finit pas d’empoisonner l’atmosphère en Allemagne. Les autorités ont annoncé ce lundi que la quasi-totalité des suspects des violences était d’origine étrangère. Elles ont a par ailleurs mis en garde contre toute stigmatisation alors que six étrangers ont été agressés dimanche dans cette ville.

« Les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d’origine immigrée », a déclaré Ralf Jäger, ministre de l’Intérieur de l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il a évoqué des « personnes originaires d’Afrique du Nord et du monde arabe ». « Parmi les suspects, il y a des réfugiés », a-t-il dit.

Rassemblement d’hommes d’origine arabe et d’Afrique du Nord

Ralf Jäger a ajouté que 14 des 19 suspects identifiés à ce jour étaient originaires du Maroc et d’Algérie. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

Au total, près d’un millier d’hommes d’origine arabe et d’Afrique du Nord se sont rassemblés la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, dont « de nombreux réfugiés ». Le ministre a souligné que les violences étaient « sous une forme ou une autre planifiées ».

Pas de stigmatisation

Dans cette présentation lundi, il a par ailleurs mis en garde contre le « danger » de « stigmatiser » les étrangers après ces événements dramatiques.

Même si rien nétablit la culpabilité de réfugiés, ces agressions ont instillé le doute dans lopinion publique sur la capacité du pays à intégrer le million de demandeurs dasile venu en Allemagne en 2015.

La chancelière Angela Merkel a durci le ton ce week-end, en annonçant une procédure facilitée d’expulsion des demandeurs d’asile enfreignant la loi. Samedi, entre 1.700 et 3.000 militants d’extrême droite ont manifesté pour réclamer le départ de la chancelière allemande avant d’être dispersés par la police.