Kim Jong-Un soutient que le dernier essai nucléaire mené par son pays était destiné à éviter une guerre nucléaire avec les Etats-Unis. Image datée du 10 janvier 2016.
Kim Jong-Un soutient que le dernier essai nucléaire mené par son pays était destiné à éviter une guerre nucléaire avec les Etats-Unis. Image datée du 10 janvier 2016. - Yonhap News/NEWSCOM/SIPA
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Rhétorique guerrière et démonstrations de force sur la péninsule coréenne. Le président nord-coréen Kim Jong-Un a justifié dimanche le premier essai de bombe à hydrogène qu'aurait mené son pays par la nécessité d'éviter une guerre nucléaire avec les Etats-Unis, tandis que l'armée américaine a dépêché un bombardier lourd pour survoler la Corée du Sud, faisant jouer ses muscles face à Pyongyang.

L'annonce du quatrième essai nucléaire nord-coréen a suscité une cascade de condamnations internationales, bien que la plupart des experts doutent que l'engin testé ait été une bombe H, comme le déclare Pyongyang. Les tensions avec le voisin sud-coréen sont remontées d'un cran.

Des soldats sud-coréens patrouillent près de la frontière avec la Corée du Nord, le 8 janvier 2016. - Ahn Young-joon/AP/SIPA

 

Cet essai nucléaire était «une mesure d'autodéfense pour défendre la paix de manière efficace dans la péninsule coréenne et la sécurité régionale face aux risques de guerre nucléaire provoqués par les impérialistes emmenés par les Etats-Unis», a déclaré le numéro un nord-coréen, cité par l'agence officielle KCNA. «Il s'agit du droit légitime d'un Etat souverain, d'une action juste que personne ne peut critiquer», a-t-il ajouté dans ses premières déclarations depuis mercredi.

Démonstration de force américaine

Dimanche, l'armée américaine a dépêché un bombardier lourd pour survoler la Corée du Sud. Le bombardier B52 Stratofortress, qui peut transporter des armes nucléaires, a brièvement survolé la base aérienne militaire d'Osan, à environ 70 kilomètres au sud de la frontière intercoréenne, ont expliqué l'armée américaine et un témoin.

Un B-52 Stratofortress américain volant avec des avions sud-coréens le 10 janvier 2016. - YONHAP / AFP

 

Puis le bombardier à long rayon d'action, qui était accompagné d'un avion sud-coréen et d'un autre appareil américain, est retourné vers la base aérienne Andersen sur l'île de Guam, dans l'océan Pacifique, après cette mission destinée «à répondre à une récente provocation de la Corée du Nord», selon l'armée américain.

Vidéo-montage

La veille, la Corée du Nord avait rendu publique une vidéo censée représenter un nouvel essai de missile balistique tiré depuis un sous-marin (SLBM), trois jours après avoir affirmé avoir fait exploser une bombe à hydrogène.

La vidéo non datée, diffusée par la télévision officielle de Pyongyang, montre le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un à bord d'un navire militaire, en manteau d'hiver et chapeau, en train de regarder un missile qui perce la surface de la mer verticalement et commence à s'élever après la mise à feu de son moteur. La vidéo montre ensuite un missile s'élevant en altitude entre les nuages.

Des médias sud-coréens ont laissé entendre que la nouvelle vidéo était en fait un montage combinant des séquences du troisième test de SLBM de la Corée du Nord, effectué en décembre 2015 en mer du Japon, et, pour les images de missile entre les nuages, d'un test de missile Scud effectué en 2014.Des responsables militaires sud-coréens affirment que Pyongyang continue à mener activement le développement de missiles lancés par sous-marin, une technique qui, si elle était maîtrisée, porterait à un nouveau niveau la menace nucléaire nord-coréenne.

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