Allemagne : La police utilise la force pour disperser la manifestation de Pegida à Cologne

PROTESTATION Le défilé organisé par l'extrême-droite a été émaillé par des jets de bouteilles et de pétards en direction des forces de l'ordre...

20 Minutes avec AFP

— 

Des forces de police se positionnent pendant la manifestation du mouvement Pegida à Cologne, le 9 janvier 2016

Des forces de police se positionnent pendant la manifestation du mouvement Pegida à Cologne, le 9 janvier 2016 — Oliver Berg / dpa / AFP

La police allemande a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser samedi après-midi une manifestation organisée par l’extrême droite à Cologne (ouest) à la suite des violences du Nouvel An, après avoir été la cible de jets de bouteilles et de pétards, a constaté l’AFP.

Les incidents se sont déroulés pendant que le cortège se dirigeait vers le sud de cette ville rhénane après être parti des abords de la cathédrale où avaient eu lieu les agressions sexuelles contre des femmes pendant la nuit de la Saint-Sylvestre.

Plusieurs blessés légers

Dans une atmosphère très tendue, avec quelques affrontements isolés et des jets de bouteilles et de pétards sur la police, cette dernière, massivement présente, a d’abord demandé aux manifestants de quitter les lieux, avant de finalement utiliser des canons à eau et du gaz lacrymogène pour les disperser.

Selon l’agence de presse dpa, des témoins ont fait état de plusieurs blessés légers, des personnes souffrant notamment de coupures. La manifestation était organisée à l’appel du mouvement islamophobe Pegida (« Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident »), créé à l’automne 2014 à Dresde (est) et a rassemblé environ 1.700 personnes, d’après la police. Près de la moitié des manifestants étaient des hooligans prêts à en découdre, a estimé la police.

Après l’intervention des forces de l’ordre, un porte-parole de Pegida a rapidement demandé à « tous les participants de rentrer à la maison », décrétant officiellement la manifestation terminée. Face aux partisans de l’extrême droite, plus de 1.300 contre-manifestants s’étaient rassemblés de l’autre côté de la place, criant « Nazis dehors ! », tandis que les quelque 2.000 policiers présents maintenaient les deux camps à distance.