La Corée du Nord aurait procédé à son 4e essai nucléaire, le 6 janvier 2015.
La Corée du Nord aurait procédé à son 4e essai nucléaire, le 6 janvier 2015. - L.JIN-MAN/AP/SIPA

Pyongyang ne joue plus. La Corée du Nord a annoncé avoir mené mercredi son premier essai réussi de bombe à hydrogène, ce qui marquerait une avancée importante dans son programme nucléaire s’il était confirmé.

« Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10H00 (02h30, heure de Paris) le 6 janvier 2016, sur le fondement de la détermination stratégique du Parti des travailleurs » au pouvoir, a annoncé la télévision officielle nord-coréenne.

Le premier ministre japonais a aussitôt réagi, dénonçant une « menace sérieuse ». Pour la Corée du Sud, il s’agit « d’un grave défi » pour la paix mondiale.

Tremblement de terre de 5,1

Les sismologues ont enregistré un tremblement de terre de magnitude 5,1 près de son principal site de tests atomiques. Les scientifiques chinois ont estimé que cette activité sismique, survenue deux jours avant l’anniversaire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, correspondait à une possible « explosion ».

Les services météorologiques sud-coréens ont expliqué à l’AFP que les premières analyses montraient que ce tremblement de terre avait un caractère « artificiel ».

Premier essai en trois ans

Si cet essai était confirmé, la Corée du Nord devrait être largement condamnée par la communauté internationale. Ses trois précédents essais, menés en 2006, 2009 et 2013, tous sur le site de Punggye-ri, lui avait valu une volée de sanctions internationales qui ne devraient pas manquer d’être durcies.

A Séoul, la Maison Bleue, la résidence présidentielle, a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité nationale, tandis que les autorités tentaient d’évaluer la nature exacte du tremblement de terre.

Tout nouvel essai nucléaire serait perçu comme un affront fait à la Chine, le principal allié de Pyongyang. Il couperait court aux espoirs d’assister à une reprise des pourparlers à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Russie, Chine, Japon) sur le programme nucléaire nord-coréen, au point mort depuis 2008, que Pékin appelle de ses voeux.

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