Le drapeau américain.
Le drapeau américain. - Leon Neal AFP

L'histoire a débuté par une anodine manifestation. A l'issue d'un regroupement pacifique organisé pour contester la détention de deux fermiers samedi, une milice armée a pris possession d'un bâtiment public au coeur d'un parc naturel de l'Oregon.

 

Depuis, les miliciens refusent de partir et ont déclaré au journal local qu'ils prévoyaient de rester dans ce parc "des années". Ils affirment être plus d'une centaine, armés et prêts à se défendre si la police tente de les déloger. 

Si le mouvement ne déclenche pas pour l'instant une avalanche d'articles dans les médias US, il engendre en revanche de nombreux tweets inquiets d'Américains, comme celui de Troy Osinoff, qui s'étonne du relatif silence des grandes chaînes.

 

 

L'affaire à l'origine de l'occupation est assez complexe. L'éleveur Dwight Hammond, 73 ans, et son fils de 46 ans, Steven, qui ont déjà fait de la prison pour un incendie, contrôlé selon eux, mais qui s'est étendu à des terres fédérales, ont été renvoyés derrière les barreaux par un juge. Celui-ci a estimé que la première sentence avait été trop clémente. 

Deux versions s'opposent

Condamnés à 4 ans chacun, ils avaient finalement purgé trois mois pour le père et un an pour le fils. Tandis que les autorités accusent les deux éleveurs d'avoir déclenché l'incendie pour couvrir des infractions liées à la chasse, leurs supporters estiment, d'après plusieurs médias, qu'ils sont victimes de représailles injustes en raison d'un différend fiscal avec l'Etat.

Quoi qu'il en soit, les manifestants parmi lesquels on trouve Ammon et Ryan Bundy, fils d'un fermier pro-armes du Nevada  qui avait affronté en 2014 la police, se disent prêts à rendre cette terre d'Oregon aux éleveurs, bûcherons et mineurs. Ils appellent également les Américains des autres états à venir les rejoindre dans leur lutte contre ce qu'ils appellent la "tyrannie du gouvernement". Le shérif local a indiqué pour sa part que plusieurs agences "cherchaient une solution" et a demandé aux gens d'éviter la zone.

Mots-clés :