Des manifestants armés d'un palmier lors d'une manifestation à Bahrein contre l'exécution par l'Arabie Saoudite d'un prêcheur chiite
Des manifestants armés d'un palmier lors d'une manifestation à Bahrein contre l'exécution par l'Arabie Saoudite d'un prêcheur chiite - Hasan Jamali/AP/SIPA

Plusieurs manifestations ont eu lieu au Bahrein et en Arabie Saoudite notamment pour protester contre l’exécution pour terrorisme du chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime saoudien. Les protestations les plus fortes sont venues d’Iran, puissance chiite qui a averti que Ryad paierait « un prix élevé » pour l’exécution du cheikh Nimr..

Après l’exécution du cheikh Nimr, quelques centaines d’hommes et femmes ont manifesté en Arabie saoudite dans la ville à majorité chiite de Qatif (est), arborant des portraits du dignitaire chiite.

 

A Bahreïn, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants chiites qui protestaient dans les banlieues de Manama et en Irak, des centaines de personnes ont manifesté dans la ville sainte chiite de Kerbala pour dire leur colère après l’exécution du cheikh Nimr.

L’Europe craint de nouvelles « tensions »

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a pour sa part estimé que « ce cas a le potentiel d’enflammer un peu plus les tensions sectaires qui font déjà beaucoup de dégâts dans la région ». En Irak, un dirigeant du parti chiite Dawa au pouvoir a appelé à la fermeture de l’ambassade saoudienne récemment rouverte à Bagdad ou l’exécution des « terroristes » saoudiens détenus dans le pays.

Au Yémen, où l’Arabie saoudite dirige une coalition militaire contre les rebelles chiites, l’association de théologiens liée aux rebelles a condamné l’exécution et prévenu d'« une révolution écrasante », selon le site des rebelles Houthis sabanews.net. Le mouvement chiite libanais Hezbollah a de son côté dénoncé « un crime haineux perpétré sur la base de fausses allégations ».

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