L'arche du temple de Palmyre, en Syrie, photographié en juillet 2014, avant que les djihadistes de l'Etat islamique ne le détruise.
L'arche du temple de Palmyre, en Syrie, photographié en juillet 2014, avant que les djihadistes de l'Etat islamique ne le détruise. - /NEWSCOM/SIPA

Grâce à la technologie, les trésors de Palmyre ne sont peut-être pas totalement perdus. Il y a quelques mois, des experts des Nations unies avaient confirmé que les combattants de l’organisation Etat islamique avaient détruit, à coups d’explosifs, le bâtiment principal du temple, érigé il y a 2.000 ans, ainsi qu’une rangée de colonnes qui le jouxte. Des répliques d’une arche de ce site archéologique syrien vont être exposées à Londres et New York en 2016, a indiqué ce lundi l’Institut pour l’archéologie numérique.

Reproductions grandeur nature

Réalisées grâce à une imprimante 3D, ces copies grandeur nature de l’arche du temple de Bêl seront installées en avril 2016 à Trafalgar Square à Londres, et à Times Square à New York. La reproduction de l’arche s’inscrit dans le cadre d’un événement spécial consacré au patrimoine mondial.

Des reproductions plus petites de l’arche seront également exposées « dans des écoles, des musées et des lieux publics célèbres », a indiqué à l’AFP Alexy Karenowska, directrice technique de l’Institut pour l’archéologie numérique, hébergé par les universités d’Oxford (Royaume-Uni) et Harvard (Etats-Unis).

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Une « vocation militante »

Roger Michel, un autre responsable de l’organisation, a déclaré dans le Times que cette initiative avait une « vocation militante ». « C’est un appel à passer à l’acte, pour attirer l’attention sur ce qui se passe en Syrie, en Irak et maintenant en Libye », a-t-il dit. « Nous voulons leur dire que s’ils détruisent quelque chose, nous le reconstruirons ».

Les combattants de Daesh se sont emparés en mai 2015 de la ville de Palmyre, située à 205 km à l’est de Damas, après en avoir chassé les forces gouvernementales. Outre le temple de Bêl, les djihadistes ont pulvérisé le célèbre Arc de triomphe de Palmyre et le temple de Baalshamin, anciens trésors de la cité antique inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité.

 

Avant le début de la guerre en Syrie, en 2011, les ruines de Palmyre étaient visitées par environ 150.000 personnes par an.

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