S’agit-il d’un employé qui a commis un carnage avec l’aide de sa compagne après une dispute avec des collègues à une fête de Noël, ou bien d’un acte terroriste longuement préparé ? Les autorités se montraient prudentes, mercredi soir, après une fusillade qui a fait 14 morts et 17 blessés à San Bernardino, en Californie. Le FBI indique qu’un acte terroriste est « possible » mais pas confirmé alors que deux suspects, Syed Rizwan Farook et sa compagne, Tashfeen Malik, ont été tués par les autorités…

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La police a confirmé l’identité des deux suspects. Syed Farook, 28 ans, travaillait depuis cinq ans comme expert sanitaire pour les services de santé de San Bernardino. Il est né aux Etats-Unis et semblait « vivre le rêve américain », racontent des collègues au L.A. Times.

 

Voyage en Arabie Saoudite

Selon la police, Farook aurait « subitement » quitté, après une dispute, le repas de Noël des services de santé de la ville organisé au centre Inland Regional. Il est revenu environ 20 minutes plus tard avec sa compagne. Les deux suspects étaient équipés d’armes automatiques et l’attaque témoigne « d’une dose de préparation », précisent les autorités.

Selon plusieurs médias américains, Farook s’était récemment rendu en Arabie Saoudite, et il avait épousé Malik, rencontrée sur Internet, il y a deux ans. Née au Pakistan, la femme aurait également vécu en Arabie Saoudite. Le couple avait un jeune enfant, une petite fille de six mois qu’ils avaient confiée à la mère de Syed Farook en début de journée, au prétexte d’un rendez-vous médical, selon un beau-frère du jeune homme.

Son beau-frère et son père « sous le choc »

Son beau-frère, Fahrad Kahn, s’est exprimé lors d’une conférence de presse organisée à une mosquée voisine. « Je ne sais pas pourquoi il ferait quelque chose comme ça, je suis sous le choc », a-t-il déclaré. Interrogé par le New York Daily News, son père est dans le même état. « Il était musulman, très religieux, il allait au travail, rentrait et priait », précise-t-il.

« La famille semblait pratiquer une religion modérée, c’est-à-dire de façon sérieuse mais sans montrer de signes de fanatisme, d’extrémisme, d’après ce que je peux dire en ayant rencontré un de leurs membres », a témoigné à la radio publique NPR Hussam Ayloush, un responsable du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) de Los Angeles.

Un collègue discret

Selon ses collègues des services sanitaires, Farook était un homme «discret» et «poli». «Il ne parlait pas beaucoup», a confié Griselda Reisinger au Los Angeles Times.

«Il était discret mais toujours poli», a témoigné Maria Gutierrez dans le New York Daily News.

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