LIBYE- Seif al-Islam l'a annoncé samedi...
Il avait révélé qu'un contrat d'armement avait été signé entre la France et la Libye, créant la confusion au sein de la classe politique française. Le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, a affirmé samedi à l'AFP que ce contrat signé avec une filiale d'EADS n'était «pas une contrepartie» à la libération des infirmières et du médecin bulgares.
«Je n'ai pas lié la libération des infirmières et l'achat par la Libye de missiles Milan», a affirmé Seif al-Islam, faisant allusion à son entretien avec le quotidien français «Le Monde» publié mercredi. «C'est inadmissible qu'une telle affaire humanitaire fasse l'objet d'un troc», a-t-il dit.
Selon lui, les négociations pour ce contrat d'armement ont «commencé il y plus de 18 mois».
EADS: «Pas d'intervention directe de l'Elysée»
Cette déclaration fait suite à celle du directeur du marketing et de la stratégie d'EADS, Marwan Lahoud, samedi sur Europe 1. «Sur les dix-huit mois qui se sont écoulés, il n'y a pas eu d'intervention directe de l'Elysée», avait insisté le responsable du groupe européen.
En réponse à une question, Marwan Lahoud a encore indiqué qu'il n'y avait «certainement pas» eu de donnant-donnant à la libération des infirmières bulgares contre une signature du contrat. «La question des infirmières est bien trop importante pour être mise en regard d'un contrat d'armement», a-t-il dit.
avec AFP
Le contrat porte sur l'achat de missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros et d'un système Tetra de communication radio pour 128 millions d'euros.