Somalie: Au moins 12 morts dans l'attaque d'un grand hôtel

SOMALIE L'attaque a été revendiquée par les insurgés shebab, affiliés à Al-Qaïda...

M.C. avec AFP

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L'hôtel Sahafi, dans la capitale somalienne Mogadiscio, photographié en 2009.

L'hôtel Sahafi, dans la capitale somalienne Mogadiscio, photographié en 2009. — MOHAMED SHEIKH NOR/AP/SIPA

Au moins douze personnes ont été tuées dimanche dans l'attaque d'un grand hôtel de la capitale somalienne Mogadiscio par des islamistes shebab qui ont utilisé un véhicule bourré d'explosifs pour se frayer un chemin à l'intérieur de l'établissement fortifié, a annoncé la police.

«Les agresseurs ont fait exploser une voiture piégée pour s'ouvrir le passage avant d'entrer à l'intérieur de l'hôtel», a précisé un responsable de la police, Abdulrahid Dahir. Les insurgés shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui s'en sont déjà pris dans le passé à des hôtels de Mogadiscio, ont revendiqué l'attaque et indiqué qu'ils étaient encore en train de se battre à l'intérieur de l'hôtel Sahafi, situé près du carrefour K4 et fréquenté par des fonctionnaires et des hommes d'affaires.

«Les combattants moudjahidines ont pris le contrôle de l'hôtel Sahafi, où des apostats et des envahisseurs chrétiens résidaient», a déclaré un porte-parole des shebab dans un communiqué. «Les moudjahidines mènent des opérations à l'intérieur de l'hôtel après en avoir pris le contrôle», a-t-il affirmé.

Les militaires disent avoir sécurisé l'hôtel

Mais la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui combat les shebab aux côtés du gouvernement somalien, a contesté cette version et a assuré avoir sécurisé l'hôtel. «Le gouvernement somalien et l'Amisom ont pris le contrôle (de l'hôtel)», a-t-elle déclaré dans un bref communiqué.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicide - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom.