Les représentants des principaux partis libanais se sont retrouvés dimanche près de Paris au deuxième jour d'une réunion visant à renouer le dialogue dans un climat de grave crise politique, sous la houlette du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, a annoncé le ministère.
Quatre heures et demie
La veille, la trentaine de délégués libanais représentant 14 formations pro-gouvernementales ou d'opposition dont le Hezbollah chiite pro-iranien et pro-syrien avait dîné avec Bernard Kouchner à l'issue d'une réunion de quatre heures et demie.
La rencontre informelle et à huis clos qui se déroule au château de La Celle Saint-Cloud, une résidence officielle de la banlieue ouest, devait s'achever dimanche vers 18h00 (16h00 GMT), au lieu de lundi matin comme prévu initialement.
Eviter les «interférences»
Bernard Kouchner a fait savoir qu'il demandait aux participants de s'abstenir de tout contact à l'extérieur pendant la réunion, afin d'éviter les «interférences».
Les entretiens visent à amener les acteurs politiques libanais à reprendre un dialogue rompu depuis le conflit avec Israël de l'été 2006 et la démission en novembre de ministres d'opposition pro-syriens du gouvernement de Fouad Siniora, soutenu par les Occidentaux et de nombreux pays arabes.
Présence du Hezbollah
La présence du Hezbollah pro-syrien et pro-iranien a été critiquée par Israël et des organisations juives françaises qui le considèrent comme une «organisation terroriste». La fédération chiite de France a répondu que le Liban n'était «pas une affaire israélienne».
Paris a justifié la venue du Hezbollah en invoquant le fait que la milice chiite est également un parti parlementaire, sans lequel il serait illusoire de vouloir débloquer la situation.