Les Etats-Unis ajoutent trois jihadistes français à leur liste noire

TERRORISME Ils sont suscpectés d'avoir rejoint les rangs du groupe Etat islamique...

D.B.

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Maxime Hauchard dans une vidéo montrant la décapitation de plusieurs otages

Maxime Hauchard dans une vidéo montrant la décapitation de plusieurs otages — anonyme

La liste des personnes jugées suspectes s'allonge. Les Etats-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire de «combattants terroristes» trois jihadistes français, dont une femme, accusés d'avoir rejoint les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Parmi eux figure Maxime Hauchard, un jeune converti normand qui a été identifié fin 2014 comme l'un des bourreaux du groupe EI et qui a été filmé à visage découvert alors qu'il participait à une exécution de prisonniers syriens.

Le département d'Etat et le Trésor américain ont également sanctionné Emilie Konig, qui se serait rendue en 2012 en Syrie pour combattre aux côtés du groupe Etat islamique. Elle aurait également «ordonné à des individus d'attaquer des institutions gouvernementales françaises», indiquent les autorités américaines dans leur communiqué.

Des suspects qui ne sont pas que français

Troisième Français de la liste, Peter Cherif est le combattant le plus ancien. Arrêté une première fois en Irak en 2004 alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda, il s'est ensuite évadé d'une prison irakienne en mars en 2007 avant de rejoindre la Syrie, selon les communiqués des deux ministères américains. Extradé par la suite en France, il y a été incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays pour se rendre au Yémen alors qu'il était en attente de son procès, selon le département d'Etat.

Au total, les Etats-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire 35 personnes et organisations accusées de soutenir le groupe Etat islamique, qui a pris le contrôle de pans de territoire en Irak et en Syrie. Les autres «combattants étrangers» sanctionnés viennent aussi bien de Grande-Bretagne que de Russie ou du Tadjikistan.

Cette diversité «souligne l'ampleur du défi posé par les combattants terroristes étrangers à la communauté internationale», a indiqué le département d'Etat dans son communiqué. Aux termes de ces sanctions, les personnes et organisations visées voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.