La France fait blocus sur la question turque

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Publié le 26 juin 2007.

UNION EUROPEENNE - Nicolas Sarkozy refusé l’ouverture de trois chapitres des négociations d'adhésion...

Après s’être démenée le week-end dernier pour convaincre les récalcitrants au nouveau traité, la France joue à son tour les trouble-fêtes au sein l’Union européenne. Motif: les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE. Paris a obtenu que seuls deux chapitres - sur les 35 prévus dans les pourparlers - soient ouverts ce mardi, et non trois comme prévu initialement.

«Partenariat privilégié»

Berlin a accepté de retirer le chapitre sur «la politique économique et monétaire» de l'ordre du jour de la réunion des ambassadeurs européens. Seuls les chapitres «statistiques» et «contrôle financier» seront donc examinés ce mardi.

Avant et après son élection à la présidence française, Nicolas Sarkozy a répété qu'il ne pensait pas que la Turquie avait sa «place dans l'Union» et qu'il préférait un «partenariat privilégié» avec l'UE plutôt qu'une adhésion pleine et entière.

Fin mai, il avait toutefois semblé reporter à la fin de l'année toute dispute sur la Turquie avec ses partenaires européens. Il avait en effet souligné que «le véritable rendez-vous» sur les frontières de l'UE, donc les négociations avec la Turquie, était «en décembre 2007».

La France n'ayant pas précisé quelle sera concrètement son attitude sur la suite des pourparlers d'adhésion avec la Turquie dans les prochains mois, «on vit ici à Bruxelles sur des spéculations», a souligné un responsable européen.

Mais les discussions systématiquement difficiles sur ce dossier laissent présager une nouvelle empoignade d'ici à la fin de l'année entre les défenseurs de l'adhésion turque, emmenés par la Grande-Bretagne, et ses opposants, la France, mais aussi Chypre.

Respecter la «parole donnée» à Ankara

L'opposition nouvelle de Paris à l'adhésion turque a d'ailleurs déjà provoqué les critiques de la Commission européenne et de certains Etats membres qui ont appelé à respecter la «parole donnée» à Ankara.
Avec AFP
Chapitres Depuis le début des pourparlers, seuls deux chapitres -«science et recherche» et «politique industrielle et entreprise» - sur 35 ont été ouverts. En décembre, l'UE a décidé de geler l'ouverture de huit autres chapitres, en raison du refus de la Turquie d'ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes grecs.
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