Sarkozy: «Il faut attendre»

9 contributions
Publié le 22 juin 2007.

SOMMET EUROPEEN - Le point sur l'avancée des négociations sur le projet de traité simplifié...

Menace polonaise sur le sommet. Vers 20h15, Nicolas Sarkozy a quitté le sommet européen, en déclarant aux journalistes: «il faut attendre».

Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski venait de menacer de mettre son veto au projet de relance du nouveau traité. «Les propositions qui sont sur la table ne sont pas acceptables pour la Pologne», a déclaré Andrzej Sados, conseiller du Premier ministre pour les affaires étrangères. Jaroslaw Kaczynski a sommé ses partenaires de l'Union européenne de modifier le système de vote prévu par le Traité constitutionnel

Progrès

L'atmosphère était plus détendu quelques heures auparavant. «Nous faisons des progrès en ce qui nous concerne sur les quatre points essentiels pour la position britannique», a expliqué Tony Blair pendant une interruption du sommet.

Ces «lignes rouges» concernaient le refus de l'extension de la majorité qualifiée, de la création du poste de ministre des affaires étrangères et l'exigence que la charte des droits fondamentaux ne soit pas contraignante.

Tony Blair a reconnu par ailleurs que la Grande-Bretagne avait dû céder du terrain à la France sur la question de la concurrence au sein de l'Union européenne. La France avait obtenu de la chancelière Angela Merkel que la concurrence «libre et non faussée» ne fasse plus partie des objectifs de l'UE dans le projet de traité soumis au sommet de Bruxelles pour remplacer la défunte Constitution.

«Haut représentant de l'UE»

Les 27 se sont aussi mis d'accord vendredi pour remplacer le «ministre» des Affaires étrangères de l'UE prévu par la Constitution par un «Haut représentant de l'UE» doté des mêmes compétences, une proposition du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero.

Auparavant, un compromis avait été trouvé entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président polonais Lech Kaczynski pour lever l'objection de Varsovie à un accord sur les contours d'un traité remplaçant la Constitution, selon un diplomate européen proche des discussions cité par l'AFP.

Un porte-parole polonais, Tomasz Brzezinski, a cependant souligné que cette «proposition de compromis» était encore en discussion.

Compromis en 5 points

Le diplomate européen a indiqué à l'AFP que cette ébauche de compromis, trouvée lors d'une deuxième rencontre vendredi après-midi entre Angela Merkel, Lech Kaczynski, le président français Nicolas Sarkozy, dont le style détonne, et le président lituanien Valdas Adamkus, comportait cinq points dont:

- Un «compromis de Ioannina» amélioré, sachant que ce compromis inventé en 1994 permet à un petit nombre de pays, même s'ils sont trop peu pour former une minorité de blocage, de bloquer une décision votée à la majorité qualifiée.

- Un report à 2014 au lieu de 2009 de l'entrée en vigueur du nouveau système de vote à la majorité qualifiée prévu par la Constitution.

- Un relèvement de 4 à 5 du nombre de pays nécessaires pour atteindre la minorité de blocage.

- Les Polonais ont aussi demandé à ce que «quelque chose sur la protection de la famille» soit introduit dans le nouveau traité.

Le diplomate a souligné qu'une nouvelle rencontre Merkel-Kaczynski-Sarkozy-Adamkus devait démarrer très vite pour voir si cette tentative de compromis pouvait être confirmée.

Retrouvez toute l'actualité européenne sur 20minutes.fr.

Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr