L’UE met le traité simplifié sur la table

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Publié le 20 juin 2007.

BRUXELLES – Les 27 se retrouvent jeudi pour trouver un accord…

C'est presque devenu une habitude. Comme chaque sommet européen depuis la crise du «non» au référendum sur la Constitution, celui qui s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles s'annonce musclé. Les vingt-sept membres de l'UE vont s'affronter jusqu'à demain pour arriver à un accord sur les principales orientations d'un nouveau traité, simplifié et destiné à remplacer la  Constitution européenne. Car Londres et Varsovie sont déterminées à jouer les troubles-fête.

Depuis plusieurs mois, la Pologne, qui ne trouve une écoute qu'auprès de la République tchèque, rejette le système de vote selon lequel une décision est prise à la majorité qualifiée lorsqu'elle réunit à la fois 55% des Etats membres et 65% de la population de l'UE. Elle estime qu'il avantage trop les grands Etats, en premier lieu l'Allemagne.

Londres menace d’organiser un référendum

Le Royaume-Uni joue lui aussi les rebelles. Il s'oppose à une augmentation des décisions à la majorité qualifiée, au lieu de l'unanimité, dans le domaine de la coopération policière et judiciaire. Le successeur du Premier ministre Tony Blair, Gordon Brown (qui devra faire ratifier le nouveau traité), a réitéré mardi sa menace d'organiser un référendum – jugé ingagnable – si Londres n'obtient pas satisfaction.

En bonne maîtresse de cérémonie, la chancelière allemande et présidente de l'UE, Angela Merkel, a distribué les copies mardi soir aux Vingt-Sept : un document complet énumérant les dispositions de la Constitution à garder dans le nouveau traité. Une «très bonne base de travail», s'est félicitée l'Espagne. Reste à savoir ce qu'il en restera.

F.V.
Calendrier Si le traité simplifié est approuvé au sommet, il devra ensuite être ratifié dans chaque Etat et entrerait en vigueur en juin 2009. Cela mettrait un terme à la crise institutionnelle ouverte par les «non» français et néerlandais du printemps 2005 au projet de Constitution, et à dix ans de débats sur la réforme du fonctionnement d'une UE élargie. En cas d'échec, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a averti que l'action de UE serait «ralentie dans tous les domaines».
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