Fusillade aux Etats-Unis: Les autorités n'avaient pas identifié le tireur comme dangereux

TERRORISME Mohammad Youssuf Abdulazeez a tué quatre militaires jeudi...

N.Beu. avec AFP

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Mohammad Youssuf Abdelazeez, le tireur de la double fusillade de Chattanooga, dans le Tennessee aux Etats-Unis.

Mohammad Youssuf Abdelazeez, le tireur de la double fusillade de Chattanooga, dans le Tennessee aux Etats-Unis. — Facebook

Le tireur solitaire qui a abattu quatre militaires avant d'être tué jeudi n'était pas dans le collimateur des autorités avant la fusillade visant des bâtiments militaires américains près de Chattanooga dans le Tennessee (sud), a indiqué vendredi le maire de cette ville.

L'auteur de la fusillade, identifié par la police fédérale (FBI) comme étant Mohammad Youssuf Abdulazeez, un jeune homme de 24 ans apparemment sans histoire qui vivait dans une banlieue calme de Chattanooga, « n'était pas à notre connaissance» suivi par les autorités comme un danger potentiel pour la sécurité nationale », a expliqué Andy Beke sur CNN. « Nous n'avions de manière certaine aucune indication (permettant de signaler) qu'il était une menace ou qu'hier il allait se passer quelque chose », a ajouté l'édile, précisant que sa ville n'avait aucun problème de radicalisation.

Un jeune homme né au Koweït

Selon les premiers éléments de l'enquête, le jeune homme, qui serait né au Koweït mais qui a été naturalisé américain, a commencé par tirer sur un centre de recrutement des Marines depuis l'intérieur de sa voiture, avant de se diriger en voiture, 40 minutes plus tard, vers un centre de réservistes de la Marine et du corps des Marines. C'est dans ce deuxième centre qu'on été tuées les quatre victimes.

Les autorités tentent désormais d'expliquer cet acte, évoqué par le procureur fédéral pour la région comme un possible acte de «terrorisme intérieur», ainsi que les éventuelles connexions de Mohammad Youssuf Abdulazeez, qui semble avoir agi seul. « Evidemment, la composante locale est importante, mais (...) les autorités examinent également quelles sont ses connexions n'importe où », a encore dit Beke, faisant allusion à d'éventuels liens avec des organisations de type Etat islamique ou Al-Qaïda.

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