François Hollande le 17 juin 2015 sur le perron de l'Elysée à Paris
François Hollande le 17 juin 2015 sur le perron de l'Elysée à Paris - LIONEL BONAVENTURE AFP

Le président français François Hollande a prévenu dans la nuit de jeudi à vendredi qu'il considèrerait toute entorse à l'engagement des Etats-Unis de ne plus espionner le sommet de l'Etat français comme un «manquement grave» à la relation franco-américaine.

«Je considère que si il se produisait quoi que ce soit à partir de l'engagement qui a été pris (en novembre 2013), ce serait un manquement grave à notre relation», a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse lors d'un sommet européen à Bruxelles.

«Agressions» contre «le territoire» et les «autorités» françaises

Parlant «d'agressions» contre «le territoire» et les «autorités» françaises, François Hollande a rappelé que son homologue américain Barack Obama avait une nouvelle fois «confirmé que la présidence de la République (française) ne faisait plus l'objet d'un ciblage» des services de renseignement américains lors de leur entretien téléphonique mercredi.

Après l'«engagement des Etats-Unis qui à partir de novembre 2013 nous déclarent avoir cessé toutes ces pratiques», a-t-il insisté, Barack Obama avait déjà «réitéré» ces assurances à l'occasion de la visite d'Etat qu'il avait effectuée à Washington en février 2014.

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«Ces pratiques sont condamnables et je les ai condamnées chaque fois qu'il y a eu des révélations», a-t-il pousuivi, relevant que «celles qui ont été publiées ne sont pas les premières et sans doute pas les dernières». «Nous devons avoir des comportement entre alliés mais ça suppose que nous soyons respectés», a-t-il poursuivi.

Selon des documents de Wikileaks publiés mardi par la presse française, les écoutes américaines ont visé notamment les présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande de 2006 à 2012.

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