DIPLOMATIE – Nicolas Sarkozy a reçu à l’Elysée la famille de l’otage des Farc. Sa libération sera un des points de discussion du G8…
Suspendre le monde au sort d’Ingrid Betancourt, tel est le nouveau credo de Nicolas Sarkozy. Alors que le chef de l’Etat s’est entretenu avec trois membres de la famille de l'otage des Farc, mardi matin, son porte-parole a affirmé que le cas de la Franco-colombienne sera évoqué au sommet du G8.
Entretien avec le clan Betancourt
Mardi matin, à 9h, Nicolas Sarkozy a reçu pendant trois-quarts d'heure Mélanie Betancourt, Astrid Betancourt et Fabrice Delloye, la fille, la soeur et l'ancien mari d'Ingrid, pour faire le point sur la situation de l'otage «suite à son entretien avec le président (colombien) Alvaro Uribe», selon Martinon.
A l’issue de cet entretien, Nicolas Sarkozy a décidé de plaider la cause de la Franco-colombienne au G8 «dans le cadre le plus large possible (...) notamment au président (George W) Bush».
«La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 est peut-être une arme de plus dans ce processus qui est difficile et compliqué», a-t-il ajouté.
Le porte-parole a aussi confirmé que c'était le président de la République qui avait «demandé la libération» du chef guérillero Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des «Affaires étrangères» des FARC, afin de servir d’intermédiaire dans les négociations avec le gouvernement colombien.
Le président Alvaro Uribe a procédé à sa sortie de prison lundi. Un «geste de bonne volonté» salué par la soeur d'Ingrid Betancourt.
Sa. C. avec AFP