Des proches des victimes du Rana Plaza pleurent leurs morts, deux ans après la tragédie, le 24 avril 2015 à Dhaka (Blangaldesh).
Des proches des victimes du Rana Plaza pleurent leurs morts, deux ans après la tragédie, le 24 avril 2015 à Dhaka (Blangaldesh). - A.M. Ahad/AP/SIPA

Les survivants de l'effondrement au Bangladesh du Rana Plaza se sont rassemblés ce vendredi sur les ruines des ateliers textiles pour dénoncer la faiblesse de leurs indemnisations, deux ans après l'une des pires catastrophes industrielles au monde, avec plus de 1.100 morts.

Les 2.000 survivants et les proches des victimes se sont donné la main en signe de solidarité sur le site du complexe industriel, à Savar, près de la capitale Dacca. C'est là, dans l'effondrement du bâtiment industriel de neuf étages, qu'au moins 1.100 ouvriers avaient été tués et plus de 1.500 autres blessés. Ils y cousaient des vêtements pour des marques occidentales, en échange de salaires misérables.

Dénonciation des pratiques des marques

L'effondrement du bâtiment avait suscité l'indignation à travers le monde, et mis la pression sur les marques européennes et américaines pour qu'elles fassent en sorte d'améliorer les conditions de salaires et de travail des ouvriers des 4.500 usines textiles du pays.

En France, le collectif ESE s'est réunià Paris devant une boutique Benetton pour dénoncer les pratiques des grands groupes textiles au Bangladesh. L'association a posté un cliché sur Twitter. 

De nombreux groupes, dont le groupe de textile Benetton ou les chaînes de distribution Auchan, Mango, Primark ou Carrefour, ont été soupçonnés d'avoir sous-traité leur production à un moment ou à un autre au Rana Plaza. Deux ans après la tragédie, environ 25 millions d'euros ont été versés aux survivants et aux proches des ouvriers tués.

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