Le nouveau chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a été chaleureusement accueilli mercredi à 16h15 GMT à la chancellerie fédérale allemande par Angela Merkel, quelques heures après son investiture à l'Elysée.
Le nouveau chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a été chaleureusement accueilli mercredi à 16h15 GMT à la chancellerie fédérale allemande par Angela Merkel, quelques heures après son investiture à l'Elysée. - Michael Kappeler AFP/DDP

Sans perdre une minute, Nicolas Sarkozy a filé en Allemagne pour sa première sortie officielle en tant que nouveau président. A Berlin, où il s’est entretenu avec la chancelière Angela Merkel, il a énuméré les «urgences» entre les deux pays. A commencer par «sortir» l'Union européenne «de la paralysie».

«La politique de la France ne sera pas marquée du sceau de l'attentisme», a-t-il assuré dans une brève déclaration devant la presse, quelques heures seulement après son investiture à Paris.

L’«urgence» EADS


Deuxième urgence au tableau, le dossier EADS et en particulier l'avionneur européen Airbus, source récurrente de tensions franco-allemandes. «Il me paraissait nécessaire que nous ne perdions pas une minute», a-t-il dit.

Ce dossier, devenu un enjeu de la campagne pour le scrutin présidentiel en France, devrait être abordé de façon très cordiale, le nouveau président ayant conscience du rôle de la relation franco-allemande dans la dynamique européenne. «Je suis venu en Européen et en ami, avec la claire conscience qu'il faut des résultats», a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy, avant d'exprimer son estime et son amitié à la chancelière: «Chère Angela, j'ai grande confiance en toi, beaucoup d'amitié pour toi». Et d’ajouter : «Pour la France, l'amitié franco-allemande est sacrée, et rien ne saurait la remettre en cause».

Le «miracle» franco-allemand

Angela Merkel a également insisté sur l'amitié franco-allemande, la comparant à «un miracle». Un écho à une formule employée plus tôt par le nouveau président devant un monument à la résistance anti-nazie, près de Paris. Elle a également apprécié être la première dirigeante étrangère à recevoir le tout nouveau président français. « J'y vois un signe de la remarquable amitié franco-allemande sur la base de laquelle nous pouvons continuer à construire, que nous voulons poursuivre et intensifier», a-t-elle déclaré.

Au coeur de l'entretien et du dîner de travail, prévus mercredi soir, figurent les préparatifs du sommet des huit pays les plus industrialisés (G8) et du Conseil européen en juin, ainsi que la situation internationale et les dossiers économiques bilatéraux.

Nicolas Sarkozy est reparti pour Paris mercredi soir vers 21h.