PORTUGAL – Les enquêteurs sont sur la piste de deux hommes et une femme...
Une semaine après
la disparition de la fillette anglaise, Maddie, dans une station balnéaire du sud du Portugal, l'hypothèse d'un enlèvement par un réseau international de pédophiles ou d'adoption semble se confirmer alors que 150 policiers et gendarmes poursuivent les recherches.
Enfants photographiés
Selon la presse, les enquêteurs étaient notamment sur la piste de deux hommes et une femme blonde «d'apparence anglaise», aperçus à bord d'une voiture immatriculée en Grande Bretagne le jour de la disparition. La veille, ils avaient été surpris en train de photographier des enfants.
Les images de ces trois personnes ont été captées par la caméra de vidéo-surveillance d’une station-service, à
Lagos, ville proche du complexe touristique de Praia de Luz, à 300 km au sud de Lisbonne, d'où a disparu la petite Madeleine McCan, dite Maddie, en vacances avec ses parents.
150 policiers et gendarmes
Un des deux hommes et la femme avaient pris la fuite quand le père d'une fillette qu'ils photographiaient - âgée de quatre ans et blonde comme Maddie - les avait pris à partie à Sagres, 30 km à l'ouest de Lagos.
Maddie a disparu alors qu'elle dormait dans un appartement de la station balnéaire, en compagnie de ses frères jumeaux âgés de deux ans, tandis que les parents dînaient dans un restaurant proche et venaient toutes les demi-heures vérifier qu'ils allaient bien.
Sur le terrain, 150 policiers et gendarmes, épaulés par des volontaires et des pompiers, continuent de passer la région au peigne fin, et les enquêteurs poursuivent leurs interrogatoires.
Critiques de la presse britannique
L'agence britannique de protection de l'enfance sur Internet et de lutte contre la pédophilie a envoyé des experts en comportement pour aider la police portugaise dans son enquête.De son côté, la police du Leicestershire où vivent les parents de Madeleine, Gerry et Kate McCann, a envoyé trois policiers comme agents de liaison pour venir en aide à la famille.
Le président du Syndicat national de la police (
Sinapol), Armando Ferreira, a par ailleurs fait part de son indignation» face aux critiques de la presse britannique quant au déroulement de l'enquête. «Les policiers portugais sont en train de faire de grands efforts. Certains se sont portés volontaires pour travailler pendant leurs congés», a-t-il affirmé estimant ces critiques «totalement injustifiées».