Le maintien de l'Américain Paul Wolfowitz à la tête de la Banque mondiale paraît plus que jamais compromis, le comité d'éthique s'étant prononcé "sans ambiguïté" contre le président de l'institution multilatérale accusé de népotisme.
Le maintien de l'Américain Paul Wolfowitz à la tête de la Banque mondiale paraît plus que jamais compromis, le comité d'éthique s'étant prononcé "sans ambiguïté" contre le président de l'institution multilatérale accusé de népotisme. - Gérard Cerles AFP/Archives

Wolfowitz a une semaine de plus pour se défendre des accusations portées contre lui. Le conseil d'administration de la Banque mondiale, réuni mercredi, a décidé d’étendre au soir du 11 mai la période de réflexion dont bénéficie Paul Wolfowitz, président de l’institution.

En recevant dimanche soir le rapport du comité désigné pour examiner les accusations portées contre lui, Wolfowitz s'était vu octroyer deux jours pour y répondre. Il avait ensuite demandé au moins cinq jours de délai pour les examiner, ce qui lui a été accordé.
L’avenir de l’ancien numéro 2 du Pentagone, qui fait face à des appels à la démission, semble néanmoins compromis. Dans son rapport, le comité ad hoc a conclu «sans ambiguïté que M. Wolfowitz n'avait pas respecté les règles», en demandant personnellement l'avancement de sa compagne Shaha Riza, employée au service communication de l'institution, selon l’AFP.

A partir de la nouvelle échéance fixée mercredi, les administrateurs «prendront en considération toutes les informations disponibles et parviendront à une décision, a souligné la Banque.