L’audience est reportée au premier avril. Alors que Serge Atlaoui, qui risque d’être exécuté dans les prochaines semaines, a demandé un procès en révision, le tribunal indonésien qui examine son  – ultime –  recours a décidé de ce report en raison de l'absence du détenu liée à un «problème de financement du transport» de la prison au tribunal.

«20 Minutes» décrypte l'affaire Atlaoui en quatre questions

Le Français, âgé de 51 ans, avait été arrêté en 2005 dans un laboratoire clandestin de production d'ecstasy, à Tangerang, près de Jakarta (Indonésie). Il a été condamné à mort en 2007 pour trafic de drogue. Serge Atlaoui a toujours nié être un trafiquant de drogue. Il assure qu’il s’était contenté d'installer des machines industrielles dans ce qu'il pensait être une usine d'acrylique.

«Une bataille financière»

Le Français devait se présenter ce mercredi au tribunal de Tangerang pour signer des documents avant le renvoi de son dossier devant la Cour suprême. Incarcéré à près de 400 km du tribunal, il n’a pu s'y rendre.

«Il y a un problème concernant le financement du transport», a plaidé son avocate, Nancy Yuliana. L'épouse du condamné, Sabine Atlaoui, a expliqué qu'elle n'avait pu réunir les fonds nécessaires pour ce transport. «En plus de la bataille juridique, cela devient aussi une bataille financière», déplore-t-elle.