David Cameron, le Premier ministre britannique, le 20 mars 2015 à Bruxelles
David Cameron, le Premier ministre britannique, le 20 mars 2015 à Bruxelles - Thierry Charlier AFP

Le french bashing bat son plein outre-manche. David Cameron, le Premier ministre conservateur britannique, a ironisé sur le «rêve français» du chef de l'opposition travailliste Ed Miliband, critiquant par la même occasion la situation économique française, dans une tribune publiée dimanche dans le Sunday Times.

Dans cette tribune titrée «Le Labour nous rendra aussi mauvais que la France» et publiée à moins de sept semaines des élections législatives du 7 mai, le Premier ministre conservateur affirme que son concurrent travailliste, Ed Miliband, voulait il y a trois ans que le Royaume-Uni «suive la même dynamique que le gouvernement français».

«Une dette à faire pleurer»

«Mais où cette dynamique a-t-elle mené?» s'interroge-t-il avant de répondre: «le chômage de l'autre côté de la Manche est presque deux fois plus important qu'au Royaume-Uni et notre économie croit sept fois plus rapidement que celle de la France».

«Imaginez si Miliband avait eu la liberté de réaliser son rêve français: les retombées se feraient sentir via des pertes d'emplois catastrophiques, une baisse du niveau de vie, une dette à faire pleurer et la chute rapide de tout espoir en notre avenir», a-t-il écrit.

Plus d'emplois créés dans le Yorkshire qu'en France...

Il a également répété une affirmation formulée cette semaine par le ministre des Finances George Osborne, en avançant que le comté du «Yorkshire avait créé davantage d'emplois que la France toute entière».

George Osborne s'était déjà livré à un exercice de critique de la France en présentant mercredi le budget. Les élus du peuple britannique avaient bruyamment signalé leur approbation quand le grand argentier s'était livré à une analyse comparative défavorable pour la France de la situation économique des deux pays.

Concernant le taux de croissance, à 2,6% en 2014, il s'était ainsi félicité qu'« il soit 50% supérieur à celui de l'Allemagne, trois fois supérieur à celui de la zone euro, et sept fois supérieur à celui de la France ».

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