Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'exprime devant ses partisans dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 novembre 2014
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'exprime devant ses partisans dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 novembre 2014 - - AFP

La rumeur courait depuis longtemps. En juillet 2014, des sources annonçaient même qu'un chef du mouvement était mort en Irak, sans confirmation. Lundi, le chef du Hezbollah a reconnu pour la prmeière fois que son puissant mouvement chiite, déjà engagé dans la guerre civile en Syrie, combattait également en Irak contre les djihadistes.

«A ceux qui nous appellent à nous retirer de Syrie, je leur réponds: Allons tous ensemble en Syrie. Nous n'avons pas parlé de l'Irak auparavant mais nous avons une présence limitée depuis que ce pays traverse une phase sensible», a affirmé Hassan Nasrallah dans un discours retransmis sur grand écran à des supporters réunis dans la banlieue sud de Beyrouth.

Répondant indirectement à l'ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri, qui avait appelé samedi lors du 10e anniversaire de l'assassinat de son père Rafic, le Hezbollah à se retirer de Syrie, Hassan Nasrallah a non seulement répondu par une fin de non-recevoir mais a lancé: «Allons ensemble (combattre) en Irak.» «Allons ensemble partout où nous pouvons combattre la menace qui vise notre nation (musulmane) et notre région (...) car nous devons faire face aux takfiri [extrémistes musulmans]», a-t-il martelé.

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