New York, 9 h 59. La tour sud du World Trade Center s'écroule. Un nuage de cendres envahit Manhattan.
New York, 9 h 59. La tour sud du World Trade Center s'écroule. Un nuage de cendres envahit Manhattan. - Ria aut ea si nectae aut dis acest veriae

Éléments, discussion et récit concernant certains sujets sensibles de sécurité nationale. Le document ferait trembler Washington. Long de 28 pages, il pointerait les responsabilités, directes ou indirectes, de l'Arabie Saoudite dans les attentats du World Trade Center, ce tristement célèbre 11 septembre 2011. Il mettrait également en cause le consulat saoudien à Los Angeles, l'ambassade du pays à Washington, ainsi que de riches Saoudiens installés à Sarasota, en Floride.

Ces 28 pages faisaient partie du rapport sur le 11-Septembre du Comité du renseignement du Sénat, publié en 2002. Avant qu'elles ne soient supprimées et classifiées à la demande de l’administration Bush. Et, selon Le Figaro, elles se trouveraient, aujourd'hui, dans une pièce sécurisée de la Chambre des Représentants... mais pourraient refaire surface.

Déclassification exigée

Car Bob Graham, ancien vice-président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats, exige à nouveau leur publication, affirmant même que le gouvernement saoudien a participé directement dans le financement du 11 septembre 2001, et que certains des kamikazes ont reçu de l’argent de ce gouvernement.  

Le sénateur et ancien gouverneur de Floride, Bob Graham (à droite). /AFP

«Les Saoudiens savent ce qu'ils ont fait, ils savent que nous savons. (...) Pour moi, nous avons montré que quoi qu'ils fassent, il y aurait impunité. Ils ont donc continué à soutenir al-Qaida, puis plus récemment dans l'appui économique et idéologique à l'État islamique. C'est notre refus de regarder en face la vérité qui a créé la nouvelle vague d'extrémisme qui a frappé Paris», lâche l'ancien sénateur dans les colonnes du Figaro.

En 2002, le Républicain (ex-démocrate) menait seul son combat pour la déclassification du fameux document. Mais à la suite d'une conférence de presse tenue, ce mois de janvier au Capitole, le républicain Walter Jones et le démocrate Stephen Lynch ont rejoint la bataille, présentant une résolution HR 428 appelant à cette déclassification. 

Et Obama?

Et même si l'on savait déjà que la plupart des kamikazes étaient de nationalité saoudienne, rendre public ce court passage évoquant un possible financement de Riyad, pourrait mettre à mal la relation entre Washington et ce pays, allié traditionnel des Etats-Unis au Moyen-Orient. De son côté, l'Arabie saoudite nie toute responsabilité et, d'après Le Figaro, a appelé à la déclassification afin de «laver sa réputation».

Reste que pour le sénateur démocrate Charles Schumer, cité par Paris Match, le fait que Barack Obama ait continué à maintenir le secret «ne fait que renforcer la théorie selon laquelle le gouvernement américain protège l'Arabie Saoudite».

Mots-clés :