«Le garçon au point d’interrogation»

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Publié le 18 avril 2007.

ETATS-UNIS – Portrait robot inquiétant du tueur de Virginia Tech…

Les enquêteurs ne comprennent toujours pas ce qui a bien pu pousser Cho Seung-hui, à assassiner 32 étudiants et professeurs de l’université de Virginia Tech puis à retourner l’arme contre lui. Mais ils en savent maintenant un peu plus sur le Coréen de 23 ans.

Il est décrit par les autres étudiants comme quelqu’un de solitaire et d’introverti. «Il était très calme, tout le temps tout seul», décrit son voisin Abdul Sash. Il jouait souvent au basket tout seul et ne répondait pas quand on lui disait bonjour. Selon ses voisins de dortoir, il n’avait ni copains, ni petite amie. Une autre étudiante, Julie Poole raconte le premier jour en cours de littérature, l’année dernière. Cho Seung-hui n’avait pas voulu se présenter, et avait simplement dessiné un point d’interrogation sur l’étiquette. «Pour nous, c’était le garçon au point d’interrogation.»

Traité pour dépression

Né en Corée du Sud en 1984, arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 8 ans, il possédait toujours la nationalité coréenne. Sa grande sœur est diplômée de la prestigieuse université de Princeton. Ses parents habitent à Fairfax county, dans une banlieue aisée de Washington et tiennent une blanchisserie.

Ces derniers temps, le jeune homme avait montré un comportement violent. Il avait tenté de mettre le feu à un dortoir et aurait suivi et épié quelques jeunes femmes. Le «Chicago Tribune» suggère que le jeune homme était traité pour dépression nerveuse.

Une prof de Cho Seung-hui avait d’ailleurs donné l’alarme. Le jeune homme écrivait des pièces tellement perturbantes en atelier d’écriture créative qu’elle avait alerté les responsables de l’Université à la fin de l’année 2005. Elle avait même décidé de l’exclure de la classe et de lui faire suivre des cours particuliers.

«Vous m’avez forcé à le faire»

Un de ses anciens camarades de classe, Ian Mc Farlane a posté deux pièces qu’il aurait écrites. «Elles étaient très violentes, tordues, avec des armes qu’on n’aurait même pas imaginées.»

Sur les deux notes de trois pages de long retrouvées dans sa chambre, Cho Seung-hui s’en prend aux gosses de riches, à la débauche, aux charlatans du campus. Et conclut «Vous m’avez forcé à le faire». Sur le bars, il portait un tatouage énigmatique: «Ismail Ax».
Pierre Koetschet
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