KAMIKAZES – Après les explosions mardi, l’enquête se poursuit…
Deux hommes ont été interpellés jeudi matin dans le quartier d'al-Farah, à Casablanca, au Maroc, sur les
dix kamikazes présumés toujours recherchés par les autorités marocaines mercredi.
Deux jours plus tôt, mardi, des kamikazes marocains avaient
déclenché leurs explosifs pour échapper à la police.
«L'un d'eux s'était introduit dans une maison et a menacé ses occupants de se faire exploser s'ils ne lui donnaient pas à manger, a indiqué une source policière. Il ne portait cependant pas de charge explosive et a été neutralisé par les services de sécurité qui procèdent à son interrogatoire.»
Dans la matinée, la panique s'est emparée du quartier d'al-Farah, où des habitants ont affirmé avoir vu deux individus trouver refuge dans une maison voisine de l'appartement où avaient été localisés mardi les kamikazes.
De nombreux résidants ont fui précipitamment la zone, les magasins ont fermé leurs portes, alors que la police, en alerte, mettait en place des barrages.
Les enquêteurs ont découvert dans l'appartement où étaient cachés les kamikazes un ordinateur et des téléphones dont les données pourraient conduire à d'autres jihadistes en fuite.
Le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa a confié mercredi que ses services étaient à «la recherche de trois ou quatre éléments terroristes dangereux».
Les autorités de Rabat ont insisté sur la coïncidence fortuite entre les attentats d'Alger et les explosions de Casablanca, démentant tout lien entre les deux événements.