REVUE DE PRESSE – Les journaux algériens accusent les auteurs des attentats de mercredi de vouloir déstabiliser le pays…
Après les
deux attentats de mercredi, qui ont fait 24 morts à Alger, la presse algérienne accuse les commanditaires de vouloir déstabiliser le pays. «El Moudjahid» revient ainsi sur «
Cette paix qui dérange». «Les attentats d’hier prouvent une chose au moins, c’est que notre pays, qui s’est engagé dans la voie courageuse des réformes, qui a au prix d’immenses sacrifices accepté la règle du pardon et de la réconciliation nationale, continue à déranger de considérables intérêts mafieux», souligne le quotidien dans un édito rageur.
Pour le journal «Liberté», l
es attentats sont l’oeuvre du GSPC (groupe salafiste de prédication et de combat) et marque
un tournant dans la lutte antiterroriste.
Années noires
Pour le quotidien «El Watan», la priorité est de «
ne pas céder» face aux menaces terroristes. L’Histoire se répète, rappelle le quotidien, qui évoque, jeudi matin, les années noires de la guerre civile. «Il est inconcevable, inadmissible et choquant de revivre le cauchemar des années 1990. (…) Les Algérois renouent avec la terreur, de la manière la plus brutale», déplore-t-il.
La tension d’hier, encore palpable aujourd’hui, est néanmoins surmontable. «Faut-il céder à la peur, à la panique ? Les Algériens ont su résister, dans les années 90, à la machine de guerre du terrorisme islamiste avec héroïsme et une extraordinaire abnégation, affirme «El Watan». Ils sont en mesure de le faire à nouveau. Le terrorisme ne leur fait pas peur. Il a été pratiqué, vécu, combattu et vaincu…»
Le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem s’est empressé de réagir mercredi soir, affirmant à la télévision algérienne que les attentats n’auront
aucun impact sur les élections législatives du 17 main prochain.
Sandrine Cochard