Vladimir Poutine, le 19 décembre 2014 à Moscou.
Vladimir Poutine, le 19 décembre 2014 à Moscou. - Alexei Druzhinin/AP/SIPA
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Vladimir Poutine

Révolution en Ukraine, annexion de la Crimée, conflit dans l’est du pays… Le président russe a été omniprésent dans l’actualité internationale en 2014. A 62 ans, Vladimir Poutine, jusqu'ici allié difficile des Occidentaux, est l'un des acteurs majeurs de la pire dégradation des relations Est-Ouest, qui menace à tout moment de basculer dans une nouvelle «guerre froide».

Abou Bakr Al-Baghdadi

Il est le leader d'Etat islamique (EI), le groupe djihadiste qui a le plus marqué les esprits cette année, non seulement du fait de son expansion sur de vastes pans des territoires syriens et irakiens, et la proclamation d’un «califat» sur ces territoires le 29 juin, mais aussi du fait de la barbarie et de la terreur que ses troupes font régner. Les bouleversements qu’il a provoqués au Moyen-Orient et ses conséquences, notamment la formation de la coalition menée par les Etats-Unis, feront sûrement de lui un personnage tout aussi marquant en 2015.

Les lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram

Le 14 avril, 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, étaient enlevées par les islamistes du groupe Boko Haram. Un rapt de masse qui a choqué dans le monde entier, et qui a amené au lancement de la campagne #bringbackourgirls, relayée notamment par Michelle Obama, sur les réseaux sociaux. Mais, malgré la mobilisation, et si quelques-unes sont parvenues à s'enfuir, 219 sont toujours portées disparues et nulle perspective de libération ne semble s'esquisser.

  Malala Yousafzai

Pour le monde entier, elle est simplement «Malala». L'adolescente pakistanaise, militante pour le droit à l'éducation des femmes, est devenue le symbole mondial de la lutte contre l'extrémisme après avoir échappé in extremis à une attaque des talibans en 2012. Lauréate 2013 du prix Sakharov de l'Union européenne pour les droits de l'homme et du Prix international de la paix pour les enfants, elle a remporté cette année conjointement avec l'Indien Kailash Satyarthi le prix Nobel de la paix, devenant à 17 ans la plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix.

Le leader de la «révolution des parapluies» à Hong Kong, Joshua Wong

A 18 ans à peine, il est l'un des visages de la campagne de désobéissance civile menée par les étudiants hongkongais contre la décision de Pékin de limiter la portée du suffrage universel. Mais si la «Révolution des parapluies» semble s’étioler, avec l’évacuation mi-décembre des derniers manifestants prodémocratie après plus de deux mois de sit-in, Joshua Wong et les autres leaders veulent croire que leur revendication d'une véritable démocratie politique ne pourra plus être ignorée.

Les otages victimes de la barbarie des djihadistes

Les Américains James Foley, Steven Sotloff, et Peter Kassig, les Britanniques Alan Henning et David Haines, enlevés en Syrie et exécutés par l’EI, mais aussi le Français Hervé Gourdel, enlevé fin septembre et tué quatre jours plus tard en Algérie par un groupe lié à l'EI. En 2014, nombre d’Occidentaux -mais aussi des combattants tribaux, de groupes rivaux, ou des soldats du régime syrien par exemple- aux mains de Daesh ont été exécutés.

  Oscar Pistorius

Personnage principal du feuilleton judiciaire de l'année, l’athlète sud-africain a été reconnu coupable d'«homicide involontaire» en septembre pour avoir abattu sa petite-amie, Reeva Steenkamp, en 2013. En octobre, «Blade Runner» a été condamné devant les télévisions du monde entier à cinq ans de prison. Mais l’athlète n’en a pas fini avec la justice: début décembre, la juge qui l'avait condamné pour homicide involontaire a accepté la demande du parquet sud-africain d’un réexamen en appel du procès. Oscar Pistorius risque un verdict plus sévère.

  Abdel Fattah al-Sissi

C’est le nouvel homme fort d’Egypte. Après la chute du premier président islamiste, Mohamed Morsi, renversé par l'armée qu’il dirigeait, le maréchal al-Sissi a été officiellement élu président de la République arabe d'Égypte le 28 mai, avec un score stalinien de 96% des suffrages. Il a pris ses fonctions début juin. Entre-temps, plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués, plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants emprisonnés, dont la quasi-totalité de leurs leaders, et des centaines condamnés à mort.

Les combattants d’Ebola

Ils ont été nommés «Personnalité de l’année» par le Time. Selon la rédactrice en chef de l’hebdomadaire américain, Nancy Gibbs, ce choix s’est fait parce qu’ils ont «pris des risques, persisté, fait des sacrifices et sauvé» des vies. L'OMS estime cependant que, presque un an après le premier cas, et bien que le nombre de cas paraisse pratiquement stable, la propagation d’Ebola a légèrement augmenté et s'est étendue d'un point de vue géographique.

Michael Brown

La mort de ce jeune Américain, tué par un policier blanc à Ferguson (Missouri) en août, est devenue le symbole des injustices raciales auxquelles est confrontée la communauté noire américaine. Comme celles d’Eric Garner -père de six enfants soupçonné de vente illégale de cigarettes mort en juillet lors d'une interpellation musclée à Staten Island- et Akai Gurley -tué dans la cage d'escalier obscure de son immeuble à Brooklyn, alors qu’il n’était pas armé-  ces morts ont entraîné une forte mobilisation dans différentes villes du pays, la colère rendue d'autant plus forte que les policiers responsables de la mort d'Eric Garner et Mike Brown ne seront pas poursuivis.

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