Belgique: Le réacteur nucléaire saboté redémarre

ENVIRONNEMENT Des microfissures avaient été découvertes dans les cuves...

20 Minutes avec AFP

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Les anomalies découvertes dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique devraient conduire au contrôle de toutes les installations similaires dans l'Union européenne, mais cette décision appartient aux Etats et la Commission n'a pas le pouvoir de l'imposer, a déclaré un de ses porte-parole.

Les anomalies découvertes dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique devraient conduire au contrôle de toutes les installations similaires dans l'Union européenne, mais cette décision appartient aux Etats et la Commission n'a pas le pouvoir de l'imposer, a déclaré un de ses porte-parole. — Dirk Waem afp.com

Le réacteur nucléaire de Doel 4, un des sept que compte la Belgique, a été redémarré vendredi après quatre mois et demi de fermeture en raison d'un mystérieux sabotage, a annoncé vendredi son exploitant, le groupe Electrabel.

«Doel 4 a été redémarré ce 19 décembre à 13h» et il est «désormais à nouveau couplé au réseau», soit deux semaines plus tôt qu'initialement prévu, a précisé dans un communiqué la filiale de GDF Suez. Le réacteur «va à présent monter progressivement en puissance pour arriver à sa pleine capacité de 1.039 mégawatts» (MW), selon le groupe.

Doel 4, dans le nord du pays, avait été arrêté le 5 août à la suite d'une fuite d'huile due à un sabotage. En une demi-heure, 65.000 litres d'huile de graissage s'étaient échappés. La turbine à vapeur, qui tournait dès lors «à sec», avait subi d'importants dégâts.

Acte de terrorisme?

Le parquet fédéral, qui est notamment chargé des affaires de terrorisme et de sécurité nucléaire, n'a donné aucune indication sur l'avancement de son enquête, ne confirmant pas qu'il s'agisse d'un acte de terrorisme mais ne l'excluant pas non plus.

Les travaux de réparation ont concerné la turbine de 1.700 tonnes, qui a dû être envoyée en Allemagne avant de revenir à Doel. Electrabel évalue à 30 millions d'euros les coûts de la réparation, sans compter le manque à gagner de l'arrêt de la production.

Des mesures complémentaires de sécurité ont été mises en oeuvre, souligne l'électricien.

Microfissures

Après le redémarrage de Doel 4, il reste deux réacteurs à l'arrêt en Belgique, Doel 3 et Tihange 2 (sud-est), pour cause de microfissures découvertes dans leurs cuves. L'arrêt de ces deux réacteurs continue de priver le pays, qui dépend à 55% du nucléaire pour sa fourniture d'électricité, de 2.000 MW sur une capacité totale de 5.700 MW.

Le gouvernement a annoncé jeudi un nouvel aménagement de son plan de sortie du nucléaire, en adoptant la décision de principe de prolonger de dix ans, jusqu'en 2025, la durée de vie des réacteurs de Doel 1 et Doel 2.

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