ENVIRONNEMENT – C’est l’une des conclusions du rapport du Giec, finalement «bouclé»…
Les populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique et près de 30% des espèces végétales et animales risquent de disparaître si la hausse de la température mondiale dépasse 1,5 à 2,5°C. Ce sont les conclusions du rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (
Giec), rendu public jeudi.
Négocations bloquées
Les experts mondiaux semblent avoir fini par se mettre d’accord. Alors que sa publication avait été reportée sine die dans la matinée, le rapport sur les impacts du changement climatique est finalement «bouclé», selon le président Giec, Rajendra Pachauri.
Selon des délégués, la négociation bloquait pour des raisons politiques. Plusieurs pays, dont la Chine, l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis, contestaient des paragraphes clés du «résumé à l'intention des décideurs». La Chine s'est ainsi opposée à un paragraphe soulignant «le risque très élevé (…) que de nombreux systèmes naturels soient affectés par les changements climatiques (...)», selon une source proche des discussions.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'élimination d'un paragraphe indiquant que l'Amérique du Nord «devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-économique et culturel», selon un observateur des négociations.
Evaluer le nombre de futurs réfugiés climatiques
Les experts mondiaux du climat
étaient réunis à huis-clos depuis lundi à Bruxelles. Ils devaient se pencher sur les conséquences du réchauffement selon les différentes régions, notamment les plus exposées, en Afrique, en Asie ou dans l'Arctique et évaluer le nombre de futurs réfugiés climatiques.
Leurs conclusions doivent faire l’objet d’un nouveau chapitre dans le rapport final que rendra le Giec cette année, le quatrième depuis sa création par l’ONU en 1988.
Avec AFP