Plaqué au sol, Eric Garner, 43 ans, a été déclaré mort après son transport à l'hôpital.
Plaqué au sol, Eric Garner, 43 ans, a été déclaré mort après son transport à l'hôpital. - CAPTURE VIDEO/DR

Ferguson, Cleveland et New York. Trois faits divers aux circonstances très différentes, mais trois conclusion identiques: un policier blanc tue un homme noir. Et comme à Ferguson, l'officier new-yorkais impliqué n'a pas été inculpé par un grand jury populaire, mercredi, une décision qui a provoqué des manifestations dans la plus grande ville américaine. Pour calmer le jeu, le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé l'ouverture d'une enquête fédérale sur une éventuelle violation des droits civiques.

Soupçonné de vente illégale de cigarettes, Eric Garner, 43 ans, est plaqué par plusieurs policiers blancs le 17 juillet. L'officier Daniel Pantaleo le prend notamment par le cou pour l'immobiliser au sol. Obèse et asthmatique, Garner répète à sept reprises «Je ne peux pas respirer» avant de perdre connaissance. Il est déclaré mort après son transfert à l'hôpital.

Un homicide, selon le médecin légiste

Le procureur de Staten Island Daniel Donovan a expliqué mercredi qu'«après délibération sur les éléments de l'enquête qui lui a été présentée, le grand jury a trouvé qu'il n'y avait pas de cause raisonnable de voter pour une inculpation» de Daniel Pantaleo. Le policier a expliqué qu'il «n'avait jamais eu l'intention de faire du mal à qui que ce soit» et qu'il avait employé une technique enseignée lors de sa formation.

Officiellement, les immobilisation asphyxiantes (chokehold) sont pourtant interdites à New York. Le rapport du médecin légiste avait conclu à un homicide provoqué «par la pression sur le cou et le corps» de Garner. Son asthme et son surpoids n'étaient que des «facteurs aggravants», selon les médecins.

 

Appel au calme

Des centaines de manifestants se sont retrouvés dans le quartier du Rockefeller Center à Manhattan, alors que le maire de la ville, Bill de Blasio, a appelé à des rassemblements «pacifiques». Barack Obama a brièvement réagi, déclarant: «Nous n'arrêterons pas avant de voir un renforcement de la confiance et de la responsabilité qui existe entre nos communautés et notre police».

>> La vidéo de l'arrestation (attention, ces images peuvent choquer)

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