IRAN - Londres qualifie cette nouvelle vidéo de "sandaleuse"….
La télévision iranienne
Al Alam a diffusé vendredi à 11h30 une nouvelle
interview de l'un des 15 marins britanniques détenus par l'Iran. Nathan Thomas Sommers y explique comment ils ont «pénétré dans les eaux iraniennes» et s'excuse auprès du peuple iranien. Le ministère britannique des Affaires étrangères a aussitôt réagi en qualifiant cette vidéo de «scandaleuse» et relevant de la «propagande».
Ahmadinejad veut des excuses
Mercredi, la télévision iranienne avait déjà
diffusé des images des marins arrêtés le 23 mars dans le Golfe, et des extraits d'une lettre dans laquelle la seule femme du groupe expliquait qu'ils étaient «apparemment» entré dans les eaux iraniennes. Londres a pourtant démontré, cartes satellites à l’appui, que les marins ont été capturés à environ 3,15 km à l’intérieur des eaux territoriales irakiennes.
Rien n’y fait. Après
le général Alireza Afshar, membre des
gardiens de la Révolution qui ont enlevé les soldats britanniques, c’était au tour du président iranien lui-même, Mahmoud Ahmadinejad, de demander vendredi des excuses à la Grande-Bretagne dans une conversation téléphonique avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Une «note formelle» transmise jeudi soir à l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran était pourtant d'une tonalité plus modérée, dénonçant «un acte illégal» mais ne formulant pas de demande d'excuses.
Un religieux iranien conservateur, Ahmad Khatami, a quant à lui averti que «la Grande-Bretagne paiera un prix élevé si elle poursuit ses manoeuvres d'intimidation». Dans son prêche à la prière hebdomadaire musulmane à Téhéran, il a aussi mis en garde l'Union européenne contre toute «ingérence, car son ingérence compliquera encore plus la situation».
«Message de solidarité»
Les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Brême (Allemagne) vont «envoyer un message de solidarité» avec la Grande-Bretagne, a indiqué vendredi le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, dont le pays préside l'UE. La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a elle déclaré qu’elle espérait que cette crise pourrait être résolue «pacifiquement» et «rapidement».
Avec AFP