CRISE - Le Conseil de sécurité a adopté une déclaration très édulcorée, exprimant sa simple «préoccupation»...
Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une déclaration très édulcorée sur les quinze marins britanniques détenus par l'Iran. Ses membres se contentent d’exprimer «leur profonde préoccupation à la suite de la capture par les Gardiens de la révolution iraniens de 15 marins britanniques et de la poursuite de leur détention». Ils «appellent le gouvernement iranien à permettre un accès consulaire aux quinze marins» et «soutiennent les appels déjà faits, y compris par le secrétaire général de l'ONU (Ban Ki-moon), à une prompte résolution du problème, qui inclue la libération de ces personnels».
Cette déclaration à la presse, qui n'a pas de caractère contraignant mais nécessitait l'unanimité des quinze membres du Conseil, a nécessité plus de quatre heures de négociations.
Une version diluée par rapport à ce qu’attendaient les Britanniques
Le texte final est très dilué par rapport à la version initiale présentée par les Britanniques. Ceux-ci souhaitaient que le Conseil «déplore» la poursuite de la détention des 15 marins et note qu'ils avaient été capturés alors qu'ils «opéraient dans les eaux territoriales irakiennes en tant que membres de la force multinationale en Irak mandatée par la résolution 1723 du Conseil de sécurité». La version initiale devait également soutenir les appels «à la libération immédiate de ces personnes.
La Russie a été le principal opposant à ces diverses formulations, selon les diplomates. Selon plusieurs diplomates, Moscou, parfois suivi par d'autres pays comme l'Indonésie, voulait éviter que le Conseil prenne parti dans ce qu'il considère comme une «dispute bilatérale», notamment sur la localisation du lieu de la capture des marins dans le Golfe.