«Regin» est un cheval de Troie extrêmement sophistiqué, de type «backdoor» (porte dérobée), permettant de surveiller les cibles choisies en toute discrétion, le vecteur d'infection variant selon chacune d'entre elles.

Et c'est ce logiciel d'espionnage furtif, opérationnel depuis 2008, que le groupe informatique Symantec a découvert ce week-end. Un logiciel malveillant dont la complexité technique induit que sa création a, au minimum, été supervisée par les services de renseignement d'un Etat (phase de conception de plusieurs années, investissement financier important, etc.).

Dix pays touchés, parmi lesquels la Russie

Ses cibles? Des entreprises, des organisations gouvernementales et des instituts de recherche. Ses missions? Réaliser des captures d'écran, prendre le contrôle d'une souris et de son curseur, voler des mots de passe, surveiller le trafic d"un réseau, et récupérer des fichiers effacés.

«Les équipes de Symantec ont détecté des brèches de sécurité avérées dans 10 pays, en premier lieu la Russie, puis l'Arabie saoudite, qui concentrent chacune environ un quart des infections», a expliqué Candid Wueest, un chercheur travaillant pour le spécialiste américain de la sécurité informatique. Les autres pays touchés par ordre d'importance sont le Mexique et l'Irlande suivis par l'Inde, l'Afghanistan, l'Iran, la Belgique, l'Autriche et le Pakistan.

Collecte de données

A l'inverse de Stuxnet qui visait les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium en Iran, le but de Regin est de collecter différents types de données et non pas de saboter un système de contrôle industriel.

Identifié pour la première fois l'an passé par Symantec, «Regin» a d'abord été utilisé entre 2008 et 2011, date à laquelle il a brutalement été retiré. Une nouvelle version de ce «malware» a refait surface en 2013, et celle-ci est toujours active.

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