La carte du Sénat (les Etats républicains en rouge, les démocrates en bleue, ceux encore indécis en gris)
La carte du Sénat (les Etats républicains en rouge, les démocrates en bleue, ceux encore indécis en gris) - CAPTURE CNN

La victoire républicaine était attendue. Son ampleur laisse les démocrates dans les cordes. Et Barack Obama, qui doit parler aux Américains mercredi matin, va devoir montrer qu'il a tiré les enseignements de cette fessée.

Mardi soir, les républicains ont regagné le contrôle du Sénat. Ils devaient reprendre six sièges aux démocrates et ils vont finir avec un gain compris entre sept et neuf, selon des résultats encore non définitifs. En janvier, leur majorité sera confortable, jusqu'à 54 sénateurs contre 46 aux démocrates.

La vague rouge s'est également abattue sur la Chambre des représentants, que les républicains contrôlaient déjà, et sur les postes de gouverneur, avec la défaite symbolique du candidat démocrate dans l'Illinois, l'Etat d'Obama.

La malédiction des six ans renforcée par une faible participation

Traditionnellement, les midterms lors d'un second mandat sont compliquées pour le parti d'un président en place. Avec des sénateurs élus pour six ans, les postes remis en jeu étaient en effet ceux des candidats de 2008, qui avaient été portés par l'enthousiasme de l'élection d'Obama.

Impopulaire, à 41% d'opinions favorables, le président américain est resté loin du terrain mais cela n'a pas empêché la débâcle. La faible participation (38%) «affecte davantage les jeunes et les minorités», qui ont toujours constitué le cœur de son électorat, rappelle Phillip Ardoin, professeur de sciences politiques à l'Appalachian State University.

Comme Bill Clinton avant lui, Barack Obama va devoir tenter de trouver un terrain d'entente avec les républicains. Mais avec la présidentielle de 2016 qui se profile déjà, «personne ne voudra faire de cadeau à l'autre parti», estime Phillip Ardoin. La paralysie devrait continuer.

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