Mondial 2014: La «finale des deux papes» n'aura pas lieu au Vatican

RELIGION L’Argentin et l’Allemand ne devraient pas regarder le match ensemble…

20 Minutes avec AFP

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Le pape François (g) et le pape émérite Benoît XVI à la Basilique Saint-Pierre de Rome le 22 février 2014

Le pape François (g) et le pape émérite Benoît XVI à la Basilique Saint-Pierre de Rome le 22 février 2014 — Osservatore Romano Osservatore Romano

La rencontre des deux papes, l'Allemand Benoît XVI et l'Argentin François devant un poste de télévision au Vatican face au match Argentine-Allemagne en clôture du Mondial, n'aura pas lieu.

Il est en revanche tout à fait plausible que le pape François s'installe dimanche soir devant son poste de télévision pour assister à cette rencontre, que les réseaux sociaux ont d'ores et déjà baptisé «la finale des deux papes».

François «pourrait regarder la finale»

Mais il est «hautement improbable» qu'il le fasse en compagnie du pape émérite Benoît XVI, a assuré jeudi à l'AFP le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

«Le match étant à 21h et le pape François se couchant en général vers 22h, il pourrait vouloir regarder la finale, mais je n'ai pas d'informations à ce sujet, à trois jours de l'évènement», a expliqué le père Lombardi.

Le pape, ancien archevêque de Buenos Aires, aime le foot, véritable «religion» dans son pays. Il pourrait donc tout à fait regarder ce match, attendu par des millions de «hinchas» (supporteurs) argentins, et le décider sans prévenir personne, au dernier moment. Même s'il est permis d'en rêver, une invitation de François au pape émérite à voir ensemble la rencontre entre leurs deux nations n'aurait pas beaucoup de sens, explique-t-on au Vatican.

Le foot, «pas le truc» de Benoît XVI

Benoît XVI, pape théologien, intellectuel, pianiste, n'a jamais été un sportif. «On peut exclure de manière catégorique qu'il ait envie de voir le match», affirme une source vaticane, ayant requis l'anonymat.

«Ce n'est pas son truc, il n'est pas un fan de foot. Ce serait lui infliger une pénitence infinie que de l'obliger à rester à 87 ans pendant quatre-vingt-dix minutes devant un écran de télévision retransmettant la finale, alors qu'il n'a peut-être jamais regardé un match de sa vie de bout en bout», a ajouté cette source.

Quand il était pape, Benoît XVI se tenait au courant des principaux matches et pouvait faire un commentaire, mais il n'est ni un connaisseur ni un «afficionado», même si le club allemand du Bayern Munich est un des plus prestigieux clubs au monde. Au contraire, supporteur avoué du club argentin San Lorenzo de Almagro de Buenos Aires, le pape François suit encore avec assiduité, depuis son élection au trône de Pierre en mars 2013, l'actualité de son club favori - y compris par téléphone. Il continuerait même à payer sa cotisation.

Un match «interreligieux» avec des stars du calibre de Messi, Zidane ou Totti, devrait être joué, à la demande du pape argentin, le 1er septembre au stade Olympique de Rome.