J.K. Rowling, auteure des livres «Harry Potter», insultée sur Twitter.
J.K. Rowling, auteure des livres «Harry Potter», insultée sur Twitter. - David Fisher / Rex Feat/REX/SIPA

A.B. avec AFP

Parmi les commentaires haineux qui ont accueilli la position anti-indépendance de l’écrivain résidant à Edimbourg, figure un tweet envoyé depuis le compte d’une association basée dans cette ville écossaise. «Quelle #garce, alors que nous lui avons offert l’hébergement dans notre ville quand elle était mère célibataire», est-il écrit dans ce tweet du «Dignity Project».

L’association, qui se présente comme un programme d’éducation pour les enfants en Afrique, s’est défendue en affirmant que son «compte Twitter avait été piraté» mais le tweet était toujours visible jeudi dans la matinée.

«Nous ne sommes responsables d’aucun des tweets qui ont été envoyés. En tant qu’association, nous ne prenons pas de position politique et nous estimons que les gens sont libres de donner à qui ils veulent», écrit l’association sur son site internet. L’organe écossais de régulation des associations a annoncé une enquête sur cet incident.

Le gouvernement britannique se félicite de ce don

Downing Street, qui s’est félicité du don de l’écrivain, a condamné «les comportements abusifs» dont elle a été l’objet.

Du côté des indépendantistes, «même si nous ne sommes pas d’accord avec ses opinions, nous respectons bien sûr complètement JK Rowling et son droit à s’exprimer sur le référendum et à donner à la campagne du non», a réagi un porte-parole du camp «Yes Scotland».

Le don de JK Rowling est le plus important consenti au camp qui prône le non au référendum sur l’indépendance de l’Ecosse le 18 septembre prochain. En mai, un couple d’Ecossais vainqueurs à l’Euro Millions en 2011, avait donné 2,5 millions de livres au camp du oui.

Des «cybernat», nom donné aux militants indépendantistes écossais agissant sur l’internet, s’en étaient pris à David Bowie en février sur les réseaux sociaux, lorsque ce dernier avait transmis un message en faveur de l’union, lu par Kate Moss lors de la cérémonie des Brit Awards.