TERRORISME - Six personnes ont été tuées dans des attaques simultanées mardi...
A l'est d'Alger, la Kabylie a été réveillée mardi à l'aube par pas moins de sept explosions. Des explosions quasi simultanées à la bombe et à la voiture piégée qui marquent une reprise spectaculaire des actions terroristes en Algérie. Six personnes ont été tuées et 13 autres blessées. En fin d'après-midi, ces attaques ont été revendiquées par la branche d'Al-Qaida au Maghreb, sur un site Internet.
Les attentats perpétrés dans les départements voisins de
Boumerdès et de
Tizi-Ouzou, ont fait 2 morts et 10 blessés dans les rangs des services de sécurité et 4 morts et 3 blessés au sein de la population civile, selon un bilan officiel du ministère de l'Intérieur.
Les explosions ont eu lieu à l’aube, ont indiqué des témoins. Selon des informations recueillies sur place par un photographe de l'AFP, les attentats ont fait huit morts et 24 blessés, dont un grave.
Les localités visées sont Si Mustapha, Souk El Had et Boumerdès-ville, dans le département de Boumerdès, à la charnière entre la Kabylie et Alger, cible habituelle des groupes armés islamistes, retranchés dans la forêt de Sidi Ali Bounab.
Dans le département voisin de Tizi Ouzou, les localités visées sont Draa Ben Khedda (une zone industrielle proche du chef lieu de la Kabylie), Mekla et Illoula Oumalou, deux bourgades perchées au sommet du Djurdjura, la plus haute montagne de la région, selon le communiqué officiel. Aucune confirmation n'a été donnée sur un attentat à Bordj Menaiel.
L'accès de la Kabylie était très embouteillé après ces explosions, la plupart des sites touchés donnant sur le principal axe routier menant d'Alger à Tizi Ouzou.
Ces attaques quasi-simultanées rappellent
les attentats qui avaient eu lieu fin octobre à Derghana et Reghaia, près d'Alger, faisant 3 morts et une vingtaine de blessés. Ils avaient été suivies début décembre par un
attentat contre un véhicule de transport du personnel d'une société américaine, qui a fait un mort au moins, à Bouchaoui, dans la banlieue ouest d'Alger.
Les précédents attentats d'octobre et de décembre avaient été revendiqués par le
Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui s'est rallié depuis septembre à la nébuleuse d'Al-Qaida d'Oussama Ben Laden et se veut son bras armé au Maghreb et dans le Sahel.
Selon les autorités algériennes, le GSPC, fort de quelques centaines d'hommes, resterait le seul capable de mener des actions armées, après la reddition de la plupart des autres groupes islamistes qui ont choisi de bénéficier de la loi sur la réconciliation leur accordant l'amnistie en échange du dépôt de leurs armes.