Le président François HOllande à Tbilissi le 13 mai 2014
Le président François HOllande à Tbilissi le 13 mai 2014 - Stéphane de Sakutin POOL

François Hollande a estimé dimanche que le «caractère antisémite» de la fusillade du Musée juif de Bruxelles, qui a fait trois morts -deux Israéliens et une Française- et un blessé grave, «ne fait pas de doute».

«Le caractère antisémite de cet acte, une fusillade dans le Musée juif de Bruxelles, avec cette volonté de tuer, ne fait pas de doute», a déclaré le président de la République en déplacement à Tulle, son fief corrézien, où il s'est rendu pour voter aux élections européennes.

«Capitale de l'Europe»

François Hollande a indiqué avoir exprimé au Premier ministre belge, Elio di Rupo, «toute la solidarité de la France à l'égard de la Belgique dans cette épreuve». «Nous devons prendre conscience de ce que représente cet acte antisémiste, cette fusillade horrible à Bruxelles, capitale de la Belgique et capitale de l'Europe», a poursuivi le chef de l'Etat.

Francois Hollande a appelé à «tout faire pour lutter contre l'antisémitisme, le racisme». «Cette cause est celle de la France, et bien sûr de toute l'Europe», a-t-il ajouté. «Nous devons être plus que jamais mobilisés contre le racisme et l'antisémitisme et conscients que l'Europe porte des valeurs, affirme des principes et qu'il convient de se battre, y compris de voter, pour les faire respecter», a encore dit le chef de l'Etat.

«Toutes les pistes» restent «ouvertes», selon la justice

La justice belge a quant à elle indiqué dimanche que «toutes les pistes» restaient «ouvertes», et qu'elle ne pouvait confirmer qu'il s'agissait d'un «acte terroriste ou antisémite».

Aucun suspect n'a été identifié, a annoncé une porte-parole du parquet fédéral, en précisant que la police diffuserait dimanche un appel à témoins avec des photos prises par des caméras de surveillance après cette attaque qui a fait trois morts (deux Israéliens et une Française) et un blessé grave.

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