ENVIRONNEMENT - Les experts du Giec ont rendu publiques leurs conclusions sur l'ampleur...
Le verdict officiel est tombé, vendredi matin. Sans appel. Les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ont rendu des conclusions plus que pessimistes sur l’ampleur du r
échauffement climatique, conformément à ce qui avait filtré depuis le début de la semaine.
En clair: l’homme par son activité est responsable à 90% (et non à 66% comme conclu en 2001) des graves dérèglements climatiques qui conduisent à un réchauffement et une hausse du
niveau des mers «pendant plus d'un millénaire».
Le Giec donne également, pour la première fois, une «meilleure estimation» du réchauffement attendu d’ici la fin du siècle: la température grimperait de +1,8 à +4°C par rapport à la période 1980-1999. Ces valeurs sont des moyennes, et le réchauffement pourrait être plus élevé, allant jusqu'à 6,4% dans le scénario le plus «polluant» établi par le Giec.
Et les conséquences font peur: les experts jugent «très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les évènements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents». Il est aussi «vraisemblable» que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations plus fortes. Le
niveau des mers devrait s'élever entre 18 et 59 centimètres d'ici à la fin du siècle, poursuit le rapport.
«Si le dernier rapport du Giec (en 2001) était un appel à se réveiller, ce nouveau rapport est une sirène d'alarme», a immédiatement réagi l'association Greenpeace dans un communiqué. «La bonne nouvelle est que notre compréhension du système climatique et de l'impact humain à son encontre s'est énormément améliorée. La mauvaise nouvelle, c'est que plus on en sait, plus notre futur apparaît dangereux», poursuit
Greenpeace.