Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) est réuni depuis hier et jusqu'à vendredi pour dresser le bilan du réchauffement de la planète depuis 2001. Ses conclusions promettent d'être alarmantes.
A quoi sert le Giec ? Créé en 1988 par les Nations unies et l'Organisation météorologique mondiale, le Giec a pour vocation d'être la « courroie de transmission » entre le monde de la recherche et celui des décideurs. Ses rapports, reconnus par les 192 Etats membres de l'ONU, ont servi aux négociations ayant abouti au protocole de Kyoto en 1997.
A nouveau rapport, gros danger pour la planète ? Tout laisse à penser que le 4e rapport du Giec, sur lequel ont travaillé 552 experts ayant pris en compte plus de 30 000 contributions, risque d'être très alarmiste. En 2001, le Giec s'était accordé sur une hausse possible des températures comprise entre 1,4 ºC et 5,8 ºC d'ici à 2100. Selon différents experts, ce 4e rapport devrait confirmer ces chiffres, dans leur fourchette la plus élevée.
Réchauffement climatique, la faute à qui (ou à quoi) ? Depuis le début du xxe siècle, l'émission des gaz à effet de serre (GES), liée notamment à la consommation de pétrole, ne cesse d'augmenter. En enserrant la planète, les GES font grimper dangereusement la température.
Quelles sont les premières conséquences du réchauffement climatique ? Depuis le début du xixe siècle, le thermomètre mondial a gagné 0,8 ºC. Conséquence, tous les glaciers fondent de manière accélérée. Plus grave, selon une étude de l'ONU, leur fonte annuelle a été en moyenne 1,6 fois plus rapide au court de la dernière décennie que pendant les années 1990, et 6 fois plus rapide que durant les années 1980. Autre motif d'inquiétude, les « effets de seuil » qui pourraient amplifier le réchauffement sans retour possible.
Armelle Le Goff