Manifestation de plus de 5.000 personnes à Tokyo contre le nucléaire, le 15 mars 2014.
Manifestation de plus de 5.000 personnes à Tokyo contre le nucléaire, le 15 mars 2014. - TOSHIFUMI KITAMURA / AFP

« Sayonara genpatsu », « adieu le nucléaire ». Plus de 5.000 personnes ont manifesté samedi dans le centre de Tokyo pour protester contre la volonté du gouvernement de relancer ses centrales nucléaires. Jeudi, l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN) avait annoncé qu’elle allait traiter en priorité le dossier concernant la validation de sûreté des réacteurs Sendai 1 et 2 de l’île de Kyushu, au sud-ouest du Japon, qui pourraient ainsi être les premiers à redémarrer.

Sur les 54 réacteurs dont dispose le Japon (en comptant les six de Fukushima Daiichi), 17 sont actuellement en attente d’inspection dans 10 centrales afin de déterminer s’ils remplissent les critères de sécurité mis en place après la catastrophe de Fukushima en 2011. Le pays fonctionne sans énergie nucléaire depuis l’arrêt du dernier réacteur encore en fonctionnement, en septembre dernier.

1.650 morts depuis le 11 mars

Au final, la décision de relancer ou non les réacteurs Sendai 1 et 2 reviendra conjointement au gouvernement et aux instances politiques locales. Mais la certification de sûreté de l’ARN constitue un préalable indispensable. Elle doit notamment procéder à des examens très pointus pour certifier leur conformité à de nouvelles normes plus sévères face aux risques d'accident grave, de catastrophe naturelle et d'acte terroriste.

La semaine dernière, des dizaines de milliers de manifestants avait défilé au même endroit pour exprimer leur crainte d’une trop grande dépendance supposée au nucléaire du Japon, alors que le Japon commémorait les trois ans du tremblement de terre de magnitude 9 et du tsunami qui a dévasté les côtes du Nord-Est du pays. La catastrophe avait fait 15.884 morts et 2.633 disparus. Auxquels se sont ajoutées au moins 1.650 personnes décédées depuis trois ans dans la préfecture de Fukushima, victimes de stress et de complications de santé liées à la catastrophe.

Mots-clés :