Malgré un discours écolo, le Premier ministre britannique refuse de sacrifier ses déplacements en avion. Tollé au Royaume-Uni
Signer le protocole Kyoto, oui, se passer de l’avion, non ! Non content d'avoir passé de luxueuses vacances aux frais de son ami, l'ex-Bee Gees Robin Gibb, dans une villa de Floride, Blair continue sur sa lancée en affirmant qu'il continuera à prendre l'avion pour des destinations lointaines. Et ce malgré les accusations de pollution concernant le transport aérien, relayées par son ministre de l'Environnement, Ian Person, la semaine dernière.
«Je pense que ne pas prendre l'avion pour ses vacances est trop impraticable», a affirmé hier le Premier ministre britannique, alors qu’une loi sur le changement climatique, conforme aux promesses de réduire de 60% les émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050, doit aussi être soumise cette année au parlement.
Tollé au Royaume-Uni
Ces déclarations ont valu
un feu de critiques à Tony Blair qui, épinglé par le quotidien britannique
The Guardian, a dû rectifier le tir. Lundi, le Premier ministre britannique affirmait encore qu’il ne croyait pas aux initiatives individuelles, laissant le soin à la science de sauver la planète.
A commencer par le dernier voyage des Blair, qui remonte aux dernières fêtes de fin d’année,
à Miami.
Selon le site
Climate Care, qui calcule les émissions de CO2 en fonction du mode de transports et du nombre de voyageurs, un aller-retour entre l’aéroport britannique d’Heathrow et Miami émet environ 2 tonnes de CO2 par un voyageur. Le site évalue la compensation financière à moins de 15 livres (22,37 euros) par personnes. Le Premier ministre, adepte de séjours à la Barbade, devra donc mettre la main au portefeuille pour s’il veut continuer à voyager tranquille. A moins qu’il n’opte pour des vacances au Royaume-Uni, moins glamour mais plus économiques.
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Sandrine Cochard avec A. LG.