Manifestation pro-russe devant le Parlement de Crimée, le 27 février 2014.
Manifestation pro-russe devant le Parlement de Crimée, le 27 février 2014. - Pierre Crom / LEJOURNAL/SIPA

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Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici une synthèse des événements de la journée. A bientôt sur 20minutes.fr.


21h16: Le président ukrainien par interim demande à Poutine de cesser une «agression non dissimulée» en Crimée


20h55: La Crimée subit une «invasion armée», avec 2.000 soldats russes aérotransportés à Simferopol, dit un haut responsable ukrainien
La Crimée subit vendredi une «invasion armée», avec plus de 2.000 soldats russes aérotransportés à Simferopol, capitale de cette république autonome du sud de l'Ukraine, qui abrite aussi la flotte russe de la mer Noire, a déclaré un haut responsable ukrainien.

«Nous assistons aujourd'hui à une invasion armée russe (...). L'espace aérien (en Crimée) est fermé en raison du grand nombre d'atterrissages d'avions et d'hélicoptères russes», a déclaré le représentant du président ukrainien en Crimée, Serguiï Kounitsyne, à la chaîne de télévision ART. Il a estimé que près de 2.000 militaires russes avaient ainsi été aérotransportés sur un aéroport militaire près de Simferopol.


20h35: Les vols prévus vendredi soir et samedi matin en direction de l'aéroport de Simferopol, en Crimée, ont été annulés
Et ce, en raison des «derniers événements» sur place, où des militaires non identifiés et des civils pro-russes patrouillent autour de l'aéroport, a annoncé une porte-parole à Kiev.


20h34: L'Ukraine a dénoncé vendredi la violation de son espace aérien par la Russie et demandé le retour immédiat des éléments concernés dans leurs bases
Un communiqué a été publié sur le site du ministère des Affaires étrangères.
«Le ministère des Affaires étrangère ukrainien a protesté dans une note transmise à la Russie contre la violation de l'espace aérien ukrainien (...) et demandé le retour immédiat des militaires et de leurs véhicules dans leurs bases», selon ce communiqué, qui dénonce le non-respect de l'accord conclu en 1997 entre Kiev et Moscou, qui détaille les règles selon lesquelles la flotte russe de la mer Noire est cantonnée dans le port de Sébastopol en Crimée, péninsule pro-russe du sud de l'Ukraine.



20h06: La Suède appelle les forces russes à quitter la capitale de la Crimée
La Suède a appelé les forces russes à quitter «immédiatement» Simféropol, la capitale de la république autonome ukrainienne de Crimée, agitée par la contestation contre le nouveau pouvoir en place à Kiev.
«Situation alarmante en Crimée. La Russie doit immédiatement retirer les forces qu'elle contrôle vers la zone de leurs bases normales. Simféropol est clairement en dehors de cette zone», a écrit sur Twitter le ministre des Affaires étrangères Carl Bildt.
Carl Bildt s'est joint ainsi aux autres voix qui se sont élevées en Occident pour demander à la Russie, en la nommant ou non, de ne pas interférer avec la politique intérieure ukrainienne.


20h04: Ianoukovitch a perdu toute légitimité, estime Washington
Les Etats-Unis ont affirmé ce vendredi que le président déchu Viktor Ianoukovitch n'avait plus aucune légitimité à diriger l'Ukrainedepuis sa fuite du pays.
«Nous estimons que Ianoukovitch a perdu toute légitimité puisqu'il a failli à ses responsabilités. Il a quitté l'Ukraine», a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki.


19h29: Merkel demande de «la retenue» en Crimée lors d'un entretien avec Poutine
La chancelière Angela Merkel a appelé à éviter «tout pas pouvant contribuer à aggraver la situation» en Ukraine et à «la retenue» en Crimée, dans un entretien téléphonique avec le Président russe Vladimir Poutine, a indiqué le porte-parole du gouvernement allemand.
«La chancelière a exprimé son inquiétude quant à une déstabilisation (de l'Ukraine). Tout pas pouvant contribuer à aggraver la situation doit être évité», a-t-elle déclaré, selon le communiqué de Steffen Seibert, son porte-parole. «Au sujet de la Crimée, elle a également appelé à la retenue», a-t-il ajouté.
Cette région du sud de l'Ukraine est en proie aux velléités séparatistes des partisans d'un rattachement de la Crimée à la Russie. Ceux-ci se sont déployés aux abords de bâtiments publics, dont deux aéroports et la représentation locale du président ukrainien.

19h14: Réunion vendredi après-midi du Conseil de sécurité sur l'Ukraine
Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une «réunion privée suivie de consultations», à huis clos, vendredi après-midi à New York sur la situation en Ukraine, ont annoncé les Nations unies. La Lituanie, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité en février, avait demandé cette réunion.
«Le Conseil de sécurité tiendra à 15H00 une réunion privée suivie de consultations pour discuter de la situation en Ukraine», a annoncé le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky. Selon des diplomates, les ambassadeurs des 15 pays se réuniront pour entendre à huis clos des compte-rendus de la situation donnés par l'ambassadeur ukrainien auprès de l'ONU et par le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques Jeffrey Feltman.

18h09

18h08: Poutine d'accord sur la nécessité de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine, selon Downing street
Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé vendredi le président russe Vladimir Poutine et ils se sont entendus sur le fait que «tous les pays doivent respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine», a indiqué Downing Street.
«Le Premier ministre a appelé le président Poutine pour discuter de la situation en Ukraine, particulièrement de l'escalade des tensions en Crimée», a indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.
«Le Premier ministre a souligné que tous les pays doivent respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine. Le président Poutine était d'accord, soulignant que les exercices militaires russes dans la zone avaient été prévus avant la situation actuelle en Ukraine», ajoute Downing Street.

18h07

18h06: Le Liechtenstein gèle également les comptes du clan Ianoukovitch
Le Liechstenstein, à l'instar de la Suisse et de l'Autriche, a également gelé les comptes bancaires du clan Ianoukovitch, selon une ordonnance publiée vendredi par le gouvernement de cette principauté. Cette ordonnance, signée par le chef du gouvernement, Adrian Hasler, compte 20 noms, dont ceux de Viktor Ianoukovitch, le président destitué d'Ukraine, et de son fils Alexandre. La liste de 20 noms est la même que celle publiée ce vendredi par la Suisse.

17h06

17h06: L'accord d'association avec l'Ukraine n'est pas contre la Russie, dit l’UE
L'accord de commerce et d'investissement que l'UE a proposé à l'Ukraine est «toujours sur la table» et n'a pas pour but de tourner le dos à la Russie, a affirmé ce vendredi à Athènes le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht.
«L'accord d'association est toujours sur la table (...) et si l'Ukraine est prête à le signer, l'UE l'est aussi», a déclaré M. de Gucht lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion informelle des ministres européens du Commerce. Il a précisé que 90% de cet accord portait sur des échanges commerciaux.

17h02

17h02: Les pro-russes patrouillent toujours devant l'aéroport de Simféropol en Crimée
Une dizaine de militaires aux uniformes dépourvus de tout signe distinctif et une trentaine de civils pro-russes continuaient de patrouiller vendredi après-midi devant l'aéroport de Simféropol en Crimée, a constaté un journaliste de l'AFP, alors que les autorités ukrainiennes ont assuré en avoir repris le contrôle.

16h59

16h45: Sur les Occidentaux -
«Les bouleversements et les victimes (en Ukraine) sont le résultat de la politique irresponsable de l'Occident qui a montré trop d'indulgence envers Maïdan» (le centre de l'opposition anti-Ianoukovitch).
- Sur son retour en Ukraine -
«Je rentrerai en Ukraine (...) dès que j'aurai des conditions et des garanties pour ma sécurité, notamment de la part des médiateurs internationaux».
- Sur la prochaine élection présidentielle en Ukraine -
«En ce qui concerne l'élection du 25 mai, je considère qu'elle est illégale et je n'y participerai pas».

16h57

16h05 : Ce que dit Viktor Ianoukovitch sur la Crimée
«Tout ce qui se passe en Crimée est une réaction absolument naturelle à un coup d'Etat de bandits, à Kiev une poignée de radicaux a usurpé le pouvoir».
«En tant que président de l'Ukraine, je veux déclarer que la Crimée doit rester au sein de l'Etat ukrainien, en conservant une large autonomie».
- Sur le président russe Poutine -
«Je n'ai pas rencontré Poutine, j'ai discuté avec lui par téléphone quand j'étais déjà en Russie. Nous avons convenu de nous rencontrer quand il en aura la possibilité».
«La Russie doit et est obligée d'agir, et connaissant le caractère de Vladimir Poutine, je me demande pourquoi il est si réservé et pourquoi il garde le silence».
«Dès que j'aurai rencontré Poutine, je comprendrai sa position (sur la crise enUkraine, ndlr). Il ne serait pas correct de dire ce que doit faire aujourd'hui la Russie. Mais la Russie ne peut rester indifférente (...) au sort d'un partenaire aussi important que l'Ukraine».
«La Russie doit user de toutes les possibilités dont elle dispose pour mettre fin au chaos et la terreur en Ukraine. Mais je suis catégoriquement contre une invasion, une violation de la souveraineté de l'Ukraine».

16h57

16h00 Voici les principales déclarations du président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch lors de sa conférence de presse ce vendredi à Rostov-sur-le-Don, ville du sud de la Russie.

- Sur le pouvoir -
«Personne ne m'a renversé. J'ai été contraint de quitter l'Ukraine en raison de menaces directes pour ma vie et celle de mes proches».
«Il est temps de dire que j'envisage de poursuivre la lutte pour l'avenir de l'Ukraine».
«Le pouvoir en Ukraine a été pris par de jeunes nationalistes et pro-fascistes qui représentent une minorité absolue de la population ukrainienne».
15h30: Il n’y a pas de raison de «paniquer» au sujet de l'économie, affirme Christine Lagarde

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé vendredi qu'il n'y avait pour le moment pas de raison de «paniquer» au sujet de l'économie en Ukraine, qui a demandé l'aide de la communauté internationale. «Nous ne voyons rien d'alarmant, rien qui mérite de paniquer pour le moment», a déclaré Christine Lagarde à Washington, appelant les autorités ukrainiennes à se garder d'évoquer des montants d'aide qui «n'ont pas de sens».

 

15h22: Ianoukovitch conclut la conférence de presse par des excuses et déclare «La vérité vaincra» 
«J’aimerais demander le pardon de tous ceux qui souffrent. Tout ce que je peux faire, je le ferai jusqu’à la fin de ma vie pour soutenir le peuple ukrainien qui m’a toujours été cher. Si j’étais en Ukraine, j’irai voir toutes les familles qui ont perdu un être cher. La vérité vaincra.» 

 
15h: La conférence de presse de Viktor Ianoukovitch vue par des jeunes Ukrainiens sur Instagram



14h58: «Je n’ai jamais donné d’ordres à la police de tirer, la police n’était pas armée jusqu’au dernier moment, jusqu’à ce que la vie des policiers soit en danger.»




14h55: «Je suis surpris que le président Poutine ne se soit toujours pas exprimé.»



14h54: Ianoukovitch se considère toujours président de l'Ukraine

«Les lois qui ont été adoptées sous la force au Parlement, je ne les reconnaîtrai jamais et je ne les signerai jamais. C’est pour cela que je me considère comme le vrai président. Si le président n’a pas démissionné conformément à la Constitution, s’il est vivant, et vous voyez que je suis vivant, et s’il n’est pas empêché par le Parlement, il est toujours président.»

 
14h50: «Ioulia Timochenko a signé un agrément très néfaste pour l'Ukraine»
«En ce qui concerne Ioulia Timochneko, je ne sais pas si elle prendra part aux élections. Je pense que les Ukrainiens répondront à la question de son avenir politique. Je n’ai rien contre elle personnellement mais l’agrément qu’elle a signé avec la Russie a été très néfaste pour l’Ukraine.»

 
14h48: L’Ouest doit «assumer ses responsabilités»


14h45: «Le 25 mai, je ne prendrai pas part aux élections», déclare Viktor Ianoukovitch





14h36: Ianoukovitch dit ne pas avoir rencontré Vladimir Poutine, mais lui avoir parlé au téléphone




14h35: L’Ukraine doit être «une seule patrie unie»
Interrogé sur la situation en Crimée, Viktor Ianoukovitch estime que «c’est une réaction naturelle à ce qui s’est passé à Kiev» : «Le Parlement a été pris par la force par un petit groupe de gens. C’est compréhensible que le peuple de Crimée s’organise et qu’ils protègent leurs maisons et leurs familles, mais je leur demande de ne pas créer de conflit et je pense que la Crimée doit rester une partie de l’Ukraine tout en gardant son statut d’autonomie.»

 
14h30: Ianoukovitch: «Je serai de retour en Ukraine dès que ma sécurité et celle de ma famille sera assurée»



14h25: Ianoukovitch assure qu'il n'a pas essayé de s'enfuir

«Pendant mon voyage, on tiré sur ma voiture de toutes parts. Je ne m’enfuyais pas, j’étais dans une voiture pour aller rencontrer les représentants des partis des régions.»
Sur son arrivée en Russie, Ianoukovtich affirme être à Rostov «car j’ai des proches ici. Je suis venu ici pour trouver un abri temporairement.»
 
14h25: Ianoukovitch «s'excuse»
«J’ai honte, et plus que ça, je voudrais m’excuser auprès du peuple ukrainien pour ce qui s’est passé, car je n’ai pas eu assez de force pour conserver la stabilité.»

 

14h15: Pour Ianoukovitch, l'Ukraine est aux mains de «jeunes néo-fascistes»
L’ancien président ukrainien dit n'avoir «pas été renversé» mais forcé de quitter l'Ukraine après des menaces et dit qu'il va «poursuivre la lutte pour l'avenir de l'Ukraine».

 

14h15: Ianoukovitch appelle à «prendre en compte l’intérêt de toutes les régions d’Ukraine»
«Nous devons prendre en compte l’intérêt de toutes les régions ukrainiennes. Ces événements dramatiques qui ont lieu en Ukraine et les victimes sont le résultat de la crise politique, le résultat de la politique irresponsable de l’Ouest», a déclaré l'ancien président ukrainien. «Les gens armés devraient quitter les rues, nous devons permettre une vie normale aux Ukrainiens dans toutes les régions d’Ukraine.»

 
14h: La conférence de presse de Viktor Ianoukovitch commence

Pour la suivre en direct:


13h45: Les ministres français, allemand et polonais des Affaires étrangères «très préoccupés» par la situation instable en Crimée
Dans un communiqué commun, les ministres français, allemand et polonais des Affaires étrangères se disent «très préoccupés par la situation instable en Crimée». Pour eux, «Tout doit être fait pour réduire la tension dans la région orientale et promouvoir des discussions pacifiques entre les parties concernées. Nous réaffirmons notre soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du pays. Nous lançons un appel à toutes les parties en Ukraine afin qu’elles s’abstiennent de toute action qui pourrait la remettre en cause».

 

13h30: Les aéroports de Crimée sont de nouveau sous le contrôle des autorités ukrainiennes
Les aéroports de Crimée sont de nouveau sous le contrôle des autorités centrales ukrainiennes, a déclaré vendredi à Kiev le directeur du Conseil national de sécurité et de défense, Andriï Paroubiï. "Il y a eu une tentative pour s'emparer des aéroports de Simféropol et de Sébastopol, mais ils sont maintenant à nouveau sous le contrôle des forces de sécurité ukrainiennes", a-t-il affirmé.

 

13h15: Angela Merkel félicite et soutient le nouveau Premier ministre ukrainien
La chancelière allemande a félicité Arseni Iatseniouk, désigné Premier ministre par le Parlement ukrainien, l'assurant de son soutien, a annoncé le gouvernement allemand vendredi. La porte-parole adjointe du gouvernement allemand, Christiane Wirtz, a souligné lors d'un point de presse régulier que sa désignation jeudi était «un pas important» et  sa désignation «à une grande majorité» «un signe encourageant».  
Angela Merkel a insisté sur le fait que «l'Union Européenne et l'Allemagne feraient tout ce qu'ils peuvent pour soutenir le nouveau gouvernement ukrainien». Par ailleurs, Christiane Wirtz a répété que la chancelière allemande était «très inquiète des événements en Crimée».

 

13h10: La Lituanie va demander au conseil de sécurité des Nations unies de répondre à la crise en Crimée
La Lituanie, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, va demander à cet organe de répondre à la crise en Crimée, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie lituanienne. «J'ai demandé à notre délégation (aux Nations unies) de s'assurer que la situation en Crimée soit inscrite à l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l'ONU», a déclaré à la presse Linas Linkevicius à Vilnius. Le ministre a cependant reconnu qu'une telle décision pourrait se heurter à des difficultés dans la mesure où elle nécessite l'approbation des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies qui y disposent d'un droit de veto, y compris la Russie.
La Lituanie est depuis janvier membre non permanent de Conseil de sécurité pour une période de deux ans et en assure la présidence tournante mensuelle en février. «Ce qui se passe en Crimée ressemble à une agression militaire et à l'occupation de la région», a déclaré Linas Linkevicius, ajoutant qu'il avait convoqué l'ambassadeur de Russie à Vilnius pour expliquer la position de son pays sur les événements là-bas.

 
13h: Les journalistes se pressent à l'entrée de la salle où Ianoukovitch va prendre la parole à 14h

La salle de conférences de Rostov-sur-le-Don se remplit de journalistes qui assisteront à 14h (17h heure locale) à la conférence de presse de l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch.


12h30: Kiev va demander à la Russie l'extradition de Ianoukovitch  
L'Ukraine va demander à la Russie l'extradition du président déchu Viktor Ianoukovitch qui doit donner vendredi une conférence de presse à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), a indiqué le parquet général dans un communiqué. «Le parquet général d'Ukraine a l'intention de demander l'extradition du citoyen Viktor Ianoukovitch recherché sur le plan international si sa présence en Russie est confirmée,» indique le parquet qui a ouvert contre lui une enquête pour «meurtres de masse». 

11h50: Une enquête pénale lancée à Genève contre le «clan Ianoukovitch» pour «blanchiment»
Les autorités judiciaires de Genève ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête pénale à l'encontre du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch et de son fils Alexandre pour «blanchiment». «Une perquisition menée par le premier procureur Yves Bertossa et la brigade financière de la police judiciaire a eu lieu le jeudi 27 février au matin dans les locaux d'une société détenue par Aleksander Ianoukovitch», a indiqué le ministère public du canton de Genève.

 

11h45: La Suisse bloque les avoirs de vingt responsables ukrainiens
Le gouvernement suisse a publié vendredi une ordonnance gelant des avoirs de vingt responsables ukrainiens, en majorité des ministres déchus du précédent gouvernement ainsi que ceux du président déchu Viktor Ianoukovitch et de son fils Alexandre. Alexandre Ianoukovitch, dont la fortune est estimée à plus de 500 millions de dollars, possède à Genève la société de négoce Mako Trading, spécialisée dans la ventre du charbon ukrainien.

 

10h05: La banque centrale ukrainienne limite à 1.000 euros le montant quotidien maximal pouvant être retiré

La Banque centrale ukrainienne a annoncé vendredi avoir limité à 15.000 hryvnia (1.095 euros) le montant quotidien maximal pouvant être retiré dans les banques du pays. La devise ukrainienne, la hryvnia, a perdu le quart de sa valeur depuis le début de l'année, alors que le pays est au bord de la faillite.

 


9h50: L'Ukraine en appelle à Londres et Washington pour garantir sa souveraineté
Le Parlement ukrainien a voté vendredi une résolution appelant les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à garantir sa souveraineté après la prise de contrôle dans la nuit de deux aéroports de Crimée par des hommes en armes. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie se sont portés garants de l'indépendance de l'Ukraine en 1994, en échange de son renoncement aux armes nucléaires.

 

8h50: Le ministre de l’Intérieur ukrainien dénonce une «provocation pour un bain de sang armé»
«C'est une provocation directe pour un bain de sang armé sur le territoire d'un Etat souverain. Cela ne relève plus de la compétence du ministère de l'Intérieur. Cela relève de la compétence du conseil de sécurité et de défense nationale». Selon lui, des «unités armées de la flotte russe bloquent» l'aéroport Belbek, proche de la ville de Sébastopol, dans lequel «se trouvent des militaires et des garde-frontières ukrainiens». «Dehors, des militaires en treillis et armés sans signe distinctif, mais ne cachant pas leur appartenance. L'aéroport ne fonctionne pas. (...) Il n'y a pour l'instant pas d'affrontement armé», selon lui.
A Simféropol, chef-lieu de la Crimée, des hommes armés ont également pris le contrôle de l'aéroport et «ne dissimulent pas leur appartenance aux forces armées russes».

 
8h40: Des hommes en uniforme patrouillent à l'extérieur de l'aéroport de Simferopol.


8h30: Près du Parlement de Crimée, assiégé par des manifestants pro-russes ce jeudi, on commence à déblayer.


Le ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim, Arsen Avakov, a accusé vendredi les forces russes «d'invasion armée et d'occupation» après la prise de contrôle dans la nuit de deux aéroports de Crimée, dont l'un militaire, par des hommes armés. «Je considère ce qui se passe comme une invasion armée et une occupation», écrit-il sur sa page Facebook.

Une cinquantaine d'hommes armés a pénétré dans la nuit dans l'aéroport, selon l'agence Interfax-Ukraine, quelques heures après qu'un commando pro-russe a pris possession du parlement local de Simferopol, qui avait voté peu après à huis-clos la tenue en mai d'un référendum pour plus d'autonomie dans cette région du sud de l'Ukraine. «L'aéroport fonctionne normalement», a déclaré un responsable administratif.


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