Capture du compte Twitter d'Olesya Zhukovskaya, une manifestante ukrainienne qui a annoncé sa mort en direct sur le réseau social, le 20 février 2014.
Capture du compte Twitter d'Olesya Zhukovskaya, une manifestante ukrainienne qui a annoncé sa mort en direct sur le réseau social, le 20 février 2014. - Capture d'écran / Twitter

«Qu’est ce qui se passe?» Depuis quatre heures, le compte Twitter d’Olesya Zhukovskaya est inondé de messages. La raison ? Cette manifestante de 21 ans, infirmière volontaire aux côtés des opposants ukrainiens, a posté deux petits mots sur son compte : «Я вмираю». Soit «Je meurs» en ukrainien.

Selon d’autres manifestants, présents sur la place de l’Indépendance à Kiev, cette jeune femme aurait été blessée par balles au niveau du cou. Une photo la montre en train de se tenir le cou avec une main, tenant son téléphone dans l'autre, alors que du sang éclabousse sa doudoune blanche barrée d’une croix rouge. 

De nombreux messages contradictoires circulent à son sujet. Alors que certains confirment que la jeune femme est bien morte, d'autres précisent au contraire qu'Olesya est toujours vivante. Ainsi, sur Facebook, Kristina Berdinskikh assure que la jeune femme est toujours en vie. «Olesya est vivante! a-t-elle posté vers 15h, ce jeudi. Elle est reliée à un respirateur», conseillant aux autres manifestants de prendre soin d'elle. Le compte Twitter @EuromaidanPR, qui relaie les informations officielles des manifestants, a précisé dans un tweet qu'elle avait été sérieusement blessée mais qu'elle était toujours en vie.

 


Retweeté plus de 920 fois

En quelques instants jeudi après-midi, le réseau social s’est enflammé sur le cas de cette jeune femme devenue symbole des violences en cours dans la capitale ukrainienne. Alors qu’elle ne donne plus de nouvelles depuis quatre heures, son message «Je meurs» a déjà été retweeté quasi 2.000 fois. P

Sur le réseau social VK, la jeune femme a posté, ces derniers jours, de nombreux messages à destination des manifestants. L’un des derniers fait notamment état, selon elle, de l’arrivée de policiers russes sur la place de l’Indépendance. «La soirée sera terrible», annonçait-elle alors.

Certains manifestants ont commencé à lui rendre hommage sur Twitter, peut-être un peu trop tôt. «Ca me brise le cœur», annonce ainsi l'un d'entre eux. 

 

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