Un opposant au régime de Bachar al-Assad à Alep, dans le Nord de la Syrie, le 19 novembre 2013.
Un opposant au régime de Bachar al-Assad à Alep, dans le Nord de la Syrie, le 19 novembre 2013. - AFP PHOTO / MAHMUD AL-HALABI

C’était un très bon élève, délégué de sa classe. Il ne parlait pas arabe et ne fréquentait pas les mosquées. Pourtant, Hakim*, 15 ans, aurait quitté l’agglomération toulousaine, le 6 janvier, avec un jeune de son âge pour partir combattre en Syrie aux côtés d’Al-Qaida, révèle ce vendredi La Dépêche du midi.

C’est le père du jeune homme, scolarisé au lycée des Arènes de Toulouse, qui a alerté les médias après le départ de son fils. Selon lui, il aurait rejoint la Syrie, via la Turquie (Istanbul puis Hatay) dans le but de rejoindre les forces qui combattent Bachar al-Assad.

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La DCRI prend l’affaire au sérieux

«C’est un fléau, un cancer une maladie, assure son père au micro de France Info. J’en appelle aux autorités.» Les proches du garçon, avec qui il reste tout de même en contact, avancent le «lavage de cerveau» et la «propagande sur Internet» comme raisons qui auraient poussé Hakim à partir en Syrie.

>> Ecouter le père d'Hakim au micro de France Info.

Les parents du jeune homme ont été longuement entendus par des enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui prennent l’affaire au sérieux, toujours selon La Dépêche.

700 personnes parties de France vers la Syrie

Mardi, lors de sa conférence de presse, François Hollande a annoncé que les autorités avaient estimé à 700 personnes le nombre de jeunes Français et étrangers qui sont partis de France dans le but de faire le djihad en Syrie. «C’est beaucoup. Certains sont morts», a déclaré le Président, jugeant le phénomène inquiétant.

Hakim, lui, aurait appelé ses proches mercredi, sous le contrôle des «frères» qu’il aurait rejoints en Syrie. Il leur aurait assuré qu’il leur donnerait des nouvelles dans un mois environ, à moins qu’il ne soit tué au combat.

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